Des mots2020-06-30T14:18:04+00:00

Bienvenue à toi !

Ici, gisent des histoires toutes bien vivantes. Elles attendent que tu les découvres. Proses & rimes se mélangent. Un moment doux et authentique.

Après tout pourquoi pas ne pas être un peu plus soi ? Belle lecture.

Jeanne se confine

Liste de courses : sel, yaourt 0%, mousse au chocolat, pâtes de lentilles, endives, moutarde, pommes, beurre végétale, confiture d’abricot allégée, badoit, tomate cerise, courgette, aubergine, champignon, poivrons, pousse de soja, menthe fraiche, pousse de soja, kleenex, liquide vaisselle,
Un aller-retour. Rapide et efficace. Sois organisée et ne prends pas plus que tu ne peux dans ton frigo.
Respire. Ca va aller. Ca va à chaque fois.

Jeanne adorait les courses.

Choisir. Se faire plaisir. Dépenser. Tout était réuni pour que le moment soit bon. Une obligation en revanche : ne jamais y aller le ventre vide. Trés mauvaise idée pour les choix Healthy ou la concentration. C’était la partie des devoirs de la maisonnette qui n’en était pas un. Enfin jusqu’à présent.

Le Covid 19

– elle détestait le nom Coronavirus – avait tout changé. L’angoisse de se retrouver bloquée dans une trop longue file d’attente, la réalité de ne plus pouvoir commander en ligne parce que plus de créneaux de livraison disponible, la peur de manquer et c’était sans compter le fait de se trimbaler avec une attestation, sa pièce d’identité, une paire de gants en plastique, un gel anti bactérien en veillant à surtout ne rien toucher ! Génial…

Du haut de ses 31 ans, Jeanne savait qu’il était important de respecter les règles. Elle, qui d’ordinaire, aimait tant les contourner. Elle avait fait la fête une dernière fois, le vendredi 13 au soir. Prétendue insouciante, elle avait rejoint ses amies dans leur QG de Saint Germain, pour rire, se raconter leur semaine et boire du bon vin. Elle n’avait ni voulu goûter les élixirs des verres de ses copines ni continuer la soirée avec le beau garçon qui avait passé les deux dernières heures à la mater. Il avait tenter de lui parler lorsqu’elle s’était levée pour répondre au téléphone. Un échange de postillons avec un inconnu à la veille d’un isolement forcé ? Ah non merci. Tout commençait à lui sembler sale et dangereux.
2 semaines plus tard, enfermée chez elle, elle se disait qu’elle ne saurait plus comment serrer la main ou embrasser d’ici à ce que cette épidémie nous fiche la paix. En aurait-elle même juste envie ? Elle espérait ne pas tomber malade. Dans son métier, elle avait cotoyé plein de personnes, des étrangers, chaque jour. De nombreux clients chinois. Elle se disait qu’il était probable qu’elle tombe très malade. Mais rien pour l’instant. Quel soulagement.
Le timing n’était pas le meilleur. Sa vie avait récemment pris un nouveau tournant et elle voulait que cette route soit longue. Auparavant inscrite au RSA, puis au chômage  puis au RSA… elle avait trouvé un travail qu’elle aimait tellement que cela faisait déjà quasi 6 mois.

Conseillère de vente dans la maison de ses rêves : Chanel.

Et oui, elle n’en était pas peu fière. Jeanne présentait bien et elle le savait. Elle avait le contact facile avec les gens. Passer sa journée à conseiller les clients sur le choix des pièces de sa maison préférée n’avait pas le goût lourd et ennuyeux d’un travail à proprement parlé. Et parce que sa mère était anglaise d’origine japonaise, elle parlait 3 langues couramment depuis petite. 2 entretiens et le poste était à elle. Elle savait être convaincante et ne manquait pas de confiance en elle pour relever ce genre de challenges. Elle avait saisi une très belle opportunité : travailler au sein de sa marque de rêve !

Tout ce que Chanel avait offert au monde lui semblait tellement juste.

Le toc, appelé bijou fantaisie dans les années 80. Aujourd’hui, on le nomme très fièrement accessoire de mode. Gabrielle Chanel fut la première à simplifier le vestaire de la femme par “l’accessoirisation” de la tenue qui pouvait alors être portée de soir comme de jour, plus simplement ou plus élégamment. Moins de sectorisation, moins de prise de tête, plus de confort et de légèreté. C’était tout elle, ce qu’on appelait “Le chic“.
“La mode se démode. Le style, jamais.” Froid, clair, juste. 
Elle aimait la griffe pour ses produits. Elle admirait également énormément la créatrice. Oui elle avait fricoté avec les nazis… ce n’était pas excusable c’est sur. Son père, d’origine juive ashkénaze, lui avait bien montré tous les reportages à ce sujet. Il ne comprenait l’engouement autour de cette dame sans conscience et pleine d’arrogance.

Chanel n’était pas parfaite.

Elle n’était pas connue pour sa gentille ni pour sa dévotion aux autres. Mais elle s’était battue. C’était une lionne, une femme tellement ambitieuse. Rien ni personne n’aurait pu l’arrêter. Et pour ça, Jeanne l’adorait ! Elle n’était la femme d’aucun homme. Elle les voyait comme des étapes à l’avancement de sa carriére – socialement et financièrement. Elle ne voulait pas du statut de femme épouse. Elle se suffisait à elle-même. Elle s’aimait d’abord elle même.

Jeanne espérait connaître la même réussite.

Elle n’avait pas hésité à profiter de la générosité de quelques uns de ses amants ou encore de ses amis et de sa famille lorsqu’il avait fallu. Et alors ? L’argent était là. Pourquoi s’en priver ? Puis cette année, lors d’un passage à vide, elle avait trouvé ce job, qui était plus que cela pour l’instant. Covid 19 oblige, elle était revenue à la case départ… Chômage à 100%. Un CDD qui aurait du être renouvelé fin mars… elle croisait les doigts pour que tout s’arrange très vite.
Grâce à sa persévérance, elle avait pu prendre son premier appart à elle toute seule. Pas de parents. Pas de mec à qui rendre des comptes. C’était un petit studio de 20 metres carrés au dernière étage d’un immeuble Hausmmanien. Probablement 2 chambres de bonne réaménagées en 1 studio avait-elle conclu à la visite des lieux. Elle ne regrettait ni les 6 étages à monter à pieds ni la petite taille de son appart drôlement bien agencé. Elle avait une vue à couper le souffle. Au coeur de Montmartre à deux pas de la place du Tertre, ses yeux s’époustouflait de la beauté subtile et romantique des toits de Paris. La hauteur sous plafond était plus que plus que correcte. Elle n’étouffait pas en confinement. Elle rangeait son canapé-lit dès qu’elle se levait et s’organisait alors un petit coin sport/salon de lecture de magazines féminins. Elles abreuvait son esprit de news, de conseils en beauté et en amour. Elle ne trouvait aucun charme aux histoires dans les livres et ne culpabilisait pas de ne pas être plus intellectuelle.

Qu’avait-elle fait de ses 2 semaines de confirnement ?

La première semaine ne fut pas très productive. Elle avait dormi de longues heures – elle aimait tellement se lever vers 14h00 pour se rendormir vers 17h00 et jusqu’à 18h30. Petite sieste. Elle pouvait passer sa vie à dormir. Les soirs, elle matait des series sur Netflix et passait des heures au tel avec ses copines à rire ou à préférer une présence amicale à la télévision. Elle conversait aussi assez souvent aussi son “amimour”. Daniel. Son bestfriend depuis 3 ans au moins avec lequel cela pouvait déraper de temps à autre lorsque la situation les arrangeait tous les deux. Daniel vivait dans le 7ème donc aucun risque de craquer et rompre la période de confinement même pour 1 heure de plaisir. Jeanne aimait bien, en revanche, échanger avec lui le soir juste pour vérifier qu’elle l’avait toujours à ses côtés et qu’il ne restait pas insensible à ses charmes.

La seconde semaine de confinement s’intensifia.

Pas question d’être toute molle. D’ordinaire, elle marchait tout le temps et passait ses journées debout. En mode “Summer body”, elle s’appliqua à s’organiser des séances de sport de 30 minutes tous les 2 jours.
Le confinement avait tout de même du charme. Elle s’était rendue compte qu’elle préférait la Badoit au Perrier – les bulles étaient plus douces dans sa bouche. Elle avait découvert que les endives se mariaient très bien avec les concombres en salade. Plus important, peut-être, elle avait validé son choix de vivre seule, elle ne supportait qu’elle.
Devoir descendre et monter les escaliers pour chaque cigarette avait réduit sa consommation de tabac à 2 cigarettes par jour. Sans patch et sans ces cigarettes électroniques qu’elle savait bien nocives aussi ! Plus d’odeur nauséabonde dans sa bouche ou sur ses doigts le matin. Et puis… elle avait fait la liste de tous tes ex et elle en avait fait un classement pour regrouper les qualités dont elle avait vraiment besoin chez son prochain mec. Elle avait beaucoup avancé sur elle-même cette semaine !

De l’introspection en confinement.

Elle n’avait pas connu beaucoup d’hommes mais avait vécu avec presque chacun d’entre eux. 7 relations sérieuses en 12 ans. Sérieuses mais plutôt courtes critiquaient ces copines comme pour essayer de lui faire comprendre quelque chose. Oui elle le savait.

Elle prenait la fuite.

Chaque fois se répétait la meme histoire. Elle finissait par disparaitre un matin sans plus jamais plus donner de nouvelles. Voilà pourquoi elles étaient si courtes ! Ce n’était pas se faute. Elle étouffait à prétendre être quelqu’un dans la vie de quelqu’un d’autre. Et c’est là ou ça clochait. Elle avait enfin compris qu’il fallait qu’elle prenne le temps de se connaitre. Elle ne manquait pas de conviction et d’ambition. Elle voulait qu’on prenne soin d’elle. Elle voulait avoir une vie confortable avec un homme qui pourrait tout lui offrir. Mais pour pouvoir s’installer et rester plus longtemps dans ce nid douillet avec cet homme et son joli compte en banque… elle se devait de connaitre et accepter ses limites. Elle ne savait plus bien quand elle mentait et quand elle était elle. Tout cela était devenue bien flou avec les années.
Aprés Ben, sa dernière relation,
elle avait compris que cette étape essentielle lui manquait pour avancer enfin dans la vie qu’elle voulait. Elle profitait du temps avec elle, en se disant qu’avec le confinement, cela irait meme encore plus vite que prévu.

Les carnets de Ben Enuts

“Les histoires d’amour finissent bien… en general”

J’ai en tête les paroles de la fameuse chanson au rythme sympathique. Sa vérité  est bien plus pessimiste que ce nous espérons tous de la vie.
Dans le Luxe, nous accordons toujours attention toute particulière à être souriant(e), heureux(se), super positif(ve). Bien sur qu’il est impossible de passer d’excellentes journées chaque jour sinon comment pourraient-on différencier et se souvenirs des grands crus ? Mais nous gardons le moral haut, glorieux et joyful pour conditionner nos journées et viser l’excellence.
Dans la vraie vie, celle qui touche nos coeurs, les choses paraissent moins monochrome. Moi j’aurais bien voulu de ce rose edulcoré tous les jours mais apparemment au risque de s’en lasser, on doit un peu s’en passer.
Pour etre plus clair, tout ne peut pas etre super positif, si lisse et si joyful. Et dans les (mes) histoires, c’est un peu pareil.
Voici celle du jour.

Histoire seconde.

On s’était dit qu’on partirait. Tôt. Tard. On partirait.

Ensemble, on le serait inévitablement. Nous formerions la famille et aurions la vie dont j’ai toujours rêvées.
C’était mes rêves et non les tiens. Il m’a fallu bien du temps pour le comprendre. Au moins 2 mois après ton départ.  Un matin, une épiphanie amère m’a joyeusement réveillé. “Il aurait fallu être deux.” 
“Et oui, il aurait fallu être deux.” Cette petite phrase a pourri ma journée. Soyons honnête, elle a foutu en l’air toute ma semaine ! 
Si à deux nous avons passé du temps, toi tu n’as fait que passer là où moi je suis bien installé. 
Mes parents. Mes amis. Mon travail. Mes lubies. Mes hobbies. Mes voyages. Ma vie de Quartier. Mes cadeaux. Ma cuisine. Mon chez moi. Tout est moi. Tout était moi. 

Il aurait fallu être deux.

Ne mens pas, tu m’as fait croire que c’était ta vie aussi. Qu’ici tu te sentais chez toi. Mais allons, soyons francs. C’était plutôt un airbnb très sympa avec le all inclusive et surtout précisons-le… offert par la maison ! 
Je n’arrive pas à croire que j’ai pu être aussi bête. Me laisser utiliser comme cela. Je me sens abusé et sale. Peut-être que ca fait homme sensible ou “femmelette” comme dirait l’autre con de voisin mais je m’en fous. 
J’ai beau retourner toute cette histoire dans ma tête pour la millième fois, je ne comprends pas. Je ne te comprends pas. Et je me dis qu’il faut que j’arrête d’essayer. C’est peine perdue. Je sais qu’il ne t’ait rien arrivé, ta mère m’aurait appelé. Je me doute que tu es déjà dans les bras et le lit d’un autre homme ! Tu ne saurais pas t’en passer. Je pensais que tu m’aimais. J’aimerais juste comprendre.
Ben referme son petit cahier de note et le pose avec son Criterium sur la table de la cuisine.
Chaque soir, avant d’aller se coucher, il lui laisse un petit mot. Un jour peut-être reviendrait-elle et là il lui donnerait ce carnet à lire. Pas question de lui parler ou encore moins de lui pardonner avant qu’elle ne sache tout le mal qu’elle lui avait fait ! Ça non ! Un soupir.

Quand est-ce que sa peine de coeur allait enfin s’atténuer ?

Cela fait 1 an maintenant que tous les soirs, il noircit le petit cahier. Il y avait deja 3 petits cahiers bien pleins. Au moins, il aurait de quoi se reconvertir si le métier d’avocat ne lui plaisait plus. Ecrivain ! Ecrivain de lettres d’amours tristes.
Il éteint la lumière de la cuisine et laisse le petit carnet seul. Sur la couverture, se dresse le titre manuscrit et maladroit que son possesseur a choisi avec beaucoup d’attention dans l’espoir qu’un jour elle revienne pour les lire.
Ce titre complexe de Ben laisse lire la colère et la tendresse qui emmêlent les pinceaux de son coeur.
Journal d’une Con Fine & Parisienne – Carnet #3

Une Veste Saint Laurent Rive Gauche

Première histoire.

Dans 2 jours et 2 heures, je porterai  ma veste Saint Laurent Rive Gauche.
Une très belle affaire ! Summer 2017. Je me balade, un jour de canicule du mois de juillet dans les rues de Manhattan, en route pour le NY NOW – salon de la Mode au Javits Center. Mon téléphone à la main, en live sur Instagram.
2 fois par an, je fréquente les salons de la mode à New York. Pour le travail. Pour l’amour de la mode aussi.
Revenons à cette superbe veste et à notre rencontre…
J’arrive enfin dans le grand centre des congrès. Superbe dome vitré à l’architecture epurée, il offre profusion d’espace. Les accès possibles aux stands des Marques de Crèateurs qui exposent au NY Now sont nombreux aussi. J’emprunte néanmoins toujours le même chemin – un petit rituel. Le téléphone à la main, grande “storytelleuse” d’Instagram que je suis (en 2017..), je me dirige vers le nouveau département du Vintage.
Ce que je vois m’emmène vers la dimension de mes rêves : YSL, Chanel, Dior, Ungaro, Balenciaga. Ils sont tous là. Les vrais ! Les seuls ! Pas les Marques zombies de ces nouveaux DA (Directeurs Artistiques)  que je respecte énormément bien sur, mais qui ne me font pas rêver. Moi ce que j’aime c’est le passé et avec lui,  la création avant-garde des entrepreneurs qui osent changer le monde. La création. Elle me fascine depuis toujours. Des vestes, des robes, des chemisiers, des jupes, des foulards, des souliers, des bijoux fantaisies (oui oui accessoires de mode les appelle t on aujourd’hui).

Noon in NYC

Je rends le direct du live instagram, tremblante face à ses pièces qui m’appellent. C’est mon “Midnight in Paris” mais version “Noon in NYC” qui commence.
Je touche ces pièces. Je les caresse. Ou est-ce elles qui me caressent ? (un peu de sensualité cela ne fait pas de mal). Avant même de regarder leur prix, je regarde les coupes et les modèles iconiques. Je sais que ma vie va changer. Je vais repartir plus riche tel un connaisseur d’art ferait une belle acquisition. Je le cherche. Lui. Celui que j’admire par dessus tout dans l’univers de la couture.

Monsieur Saint Laurent.

J’adore beaucoup de créateurs. J’ai toutefois lié depuis longtemps une connexion émotionnelle avec l’enfant terrible de la mode. Ses mots et ses indécisions me plaisent. Je me retrouve dans son gout pour les voyages que lui préfère faire dans ses livres alors que j’aime tellement les aéroports et les avions (D.eu que ca me manque en ce moment). Je suis conquise par son immense respect pour la femme. Et son esprit tortueux d’artiste qui s’épuise à combattre ce qu’il est en vain me rassure.
Yves Saint Laurent incarne la bivalence d’être à la fois réservé, rêveur et introverti et pourtant si séducteur, provocateur et téméraire. Je me suis trouvée en lui, alors que j’étais encore enfant. Encore plus dans ce qu’il était que dans ses créations. Je devais avoir entre 10 et 12 ans lorsque je l’ai choisi comme le créateur de mode de mon coeur. Il n’y en aurait qu’un. Un reportage sur les coulisses du V avenue Marceau et la création de ses défilés de mode.

Ce jour là, au salon NY Now, des trésors inestimables à mes yeux sont venus me chercher.

Parmi eux, cette veste.
Sa couleur est une moutarde subtile – juste ce qu’il faut pour se faire voir alors qu’elle traverse les époques. Ultra ceintrée à la taille, de gros boutons ornent sa coupe parfaite de simplicité. Une coupe tailleur pleine de rondeur. Elle me donne la sensation d’être plus féminine et plus puissante. Elle révèle la beauté des courbes que j’ai longtemps haïes bien que je ne les aurais jamais changées. Il me fallait du temps pour les acceptées. Comme il me fallait être prête pour cette veste.
Je l’essaie. Elle tombe parfaitement. En l’enlevant, je plisse les yeux tentant de prier que la taille soit un 38. C’est un 40. Il faudrait que je commence à m’accepter me dis-je. 38 c’était avant d’être si musclée.. hahaha.
Je craque. Et je fais d’elle l’acquisition de mon été 2017. Elle est mienne.

24 mars 2020 – ma Veste au présent

Je ne l’ai jamais portée. Pas une seule petite fois en 2 ans et demi a t-elle quitté mon vestiaire. J’attendais une occasion spéciale. Un moment dans le temps, un moment qui marquerait mon temps.  Sarcastiquement et un peu dans le jugement, je me dis que parfois les gens, certaines gens, ne comprennent pas le lien qui lie un vêtement à l’histoire. Mais quelque part tant mieux pour moi, sinon cette veste n’aurait jamais dormi toutes ces nuits dans mon placard.
Je m’étais décidée. Jeudi 26 mars 2020. Je la porterai. Quelle meilleure occasion que le mariage de mon frére et moi à l’honneur en tant que son témoin ? Il n’y en avait aucune.
Dans 2 jours et 2 heures, j’aurais porté  ma veste Saint Laurent Rive Gauche pour l’union officielle à la Mairie de mon frère avec ma future belle soeur. COVID 19 oblige, le mariage est repoussé. Tout sera tout autant voire plus parfait.
Peut-être que ma veste voulait encore un peu se reposer. Peut-être que je devais patienter encore un peu. Bien souvent les belles choses prennent du temps. Dans le secteur dans lequel j’évolue depuis plus de 15 ans, plus le temps prends son temps, plus les choses sont précieuses et éternelles.
Promis petite photo de la veste lorsqu’elle sera portée ! Hâte de marquer ce moment inoubliable habillée de la main de Monsieur Saint Laurent !

Journal d’une confinée parisienne – Préambule

“Journal d’une con fine et parisienne…”

Une semaine que nous sommes « enfermés » chez nous.

Ma voisine s’affaire à son grand ménage de printemps. Mon fils s’amuse à tester mes limites en me demandant de regarder son « pin pon » (les mini séries de voiture sur youtube) 10 fois par jour. Je vois mes Instagram friends poster des photos de leurs challots, gâteaux basques, boulettes faites maison. Et mes parents m’envient tous les bisous que je vole à ce petit amour (mon fils) lorsque nous échangeons au moins 2 fois par jour sur FaceTime !

 Et vous ? Vous le prenez comment le “con finement” ?

En ce qui me concerne… le temps ne me semble pas long. Et je m’y plais plus que je n’aurais cru. Reine de la bougeotte, globetrotteuse et hyper active… en fait J’aime être à la maison.
Je suis une femme Hygge ! Si c’est pas chic.
Vive le cocooning, le mode reclus. Depuis longtemps c’est ma façon de préparer mes projets, de me ressourcer aussi. Et là, en même temps que je confine je travaille ma prose. Je saute partout pour faire de l’exercice devant gym direct de C8 en replay. Je vais, j’espère bientôt, avoir le temps de lire des romans à l’eau de rose (on ne se refait pas) ou de regarder mon petit épisode pré-dodo de The Nanny (une nounou d’enfer) sur Prime vidéo !
J’adore travailler en remote (en télétravail pour les francophones de l’extreme). Je jongle entre divertir et occuper mon fils pendant que je donne mes  formations ou je les prépare. Pas facile. Mais je me sens bien.
Je me sens bien parce que je sais que bientôt le soleil prendra la place des ces temps sombres ou l’esprit de tous baigne  dans la torpeur du Coronavirus. On va tous prier pour ça.

Je sais aussi que ces dans ces temps sombres, que de grandes choses jaillissement.

Et que c’est le moment d’apprendre, de sortir de sa coquille et d’oser. Oser réaliser ses rêves. Oser partager, contribuer, aider et s’aider. Alors pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable ?
Je vous propose des petites histoires quotidiennes ! Un journal de bord d’un parisienne entrepreneure & maman.
Du réel. Du fictif. De l’humour. Des plaintes. Peut être un peu de Luxe, de plaisir, d’amour et quelques poèmes. Je n’ai pas le plan détaillé de la parfait confinée. J’essaierais en revanche de toujours finir les histoires que je commence !
A suivre l’épisode 1 ! Belle lecture 🙂

Aujourd’hui est le dernier jour de mon ancienne vie…

Une amie chère à mon cœur m’a dit hier : “Tu sais comme moi que nous avons mille vies en une. Et tu peux décider qu’il est temps que la présente prenne fin.” Que d’intelligence et d’audace. Merci Rebecca.

Bonjour à toutes et tous,

Cet article inaugure une nouvelle ère au sein de mon site. Plus d’intimité, plus de gueule (enfin !) et des coups de cœur comme toujours. Certains de mes posts seront en anglais et d’autres en français comme celui-ci – parce que je suis faite ainsi. Je pourrai dire que cela va créer un manque de cohérence. Et bien soit je suis souvent incohérente moi-même et j’ai besoin qu’il soit à mon image.

Belle lecture et à très vite j’espère !

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