Des mots2020-06-30T14:18:04+00:00

Bienvenue à toi !

Ici, gisent des histoires toutes bien vivantes. Elles attendent que tu les découvres. Proses & rimes se mélangent. Un moment doux et authentique.

Après tout pourquoi pas ne pas être un peu plus soi ? Belle lecture.

Mes peurs parlent d’amour

Tellement de moments ai-je passé à te dire non,
Que je ne sais plus revenir vers toi en ce moment.
Te prendre dans mes bras, sans avoir peur qu’à nouveau je me blesse.
Me fondre dans les tiens, sans craindre que le temps présent ne disparaisse.

Oh que tu me manques alors que, devant toi, je me tiens si souvent.
A tes côtés, je prends des gants dont je n’arrive à me délester.
Ils me tiennent au chaud, ils sont comme une seconde peau.
Mon coeur lui, est en froid. De mes raisons, il se moque bien.

Je sais les craintes des enfants qui ne veulent grandir.
Ils ne conçoivent d’être parents au risque d’aimer de trop.
Leur coeur est deja si lourd ; la peur gèle leurs amours.
Se retrouver sans toi, sans vous, un jour à leurs tours.

Chaque fois que je te vois, je t’aime et je me tiens :
Droite et loin, frêle et fière, contrôlant l’effroi de te perdre.
Je profite de nos câlins qui vont bientôt disparaître.
Je te respire dans cette vie. Seras-tu là dans les autres ?

J’apprends chaque jour à defier le temps, à confier ma vie à la vie.
La peur inévitable de te perdre n’a nul besoin d’être pressentie.
Le bonheur est là. Et aujourd’hui, je laisse mon coeur seul guide,
De tout mon être. T’aimer et enfin m’envoler.

Arrête de parler et fais !

Se réinventer constamment, ca vous parle ?

Bonjour à vous ! Depuis quelques mois maintenant, je publie ces petites histoires, lesquelles vous plaisent je l’espère.
Au début de cette aventure, je m’étais promis d’écrire aussi sur le marketing et sur mon secteur. Apres tout, c’est ce que je sais faire de mieux. Mais impossible, de m’y consacrer. Etrangement, je n’ai pas réussi à remettre mon nez dans les affaires.

Moins de consulting

Ces derniers temps, j’ai également préféré refuser les clients. Je me devais de l’écrire. C’est dur. C’est douloureux. Et l’écriture est salvatrice. Oui, on se rassure, je suis comme tout le monde ! Je ne vis pas que d’amour et d’eau fraiche. J’aime Amazon, les ventes privées, les vacances, les bons diners aussi ! lol. Non, je ne me suis pas reveillée milliardaire ni dans le lit d’un “sugar daddy” !
Non, non plus, je ne suis pas fâchée avec le marketing, que j’adore et qui me passionne toujours autant.
La réalité est ailleurs. Et bien plus joyeuse.
Je travaille depuis plus d’un an au montage d’un projet dans l’expérience du Luxe.

Qu’est ce que l’experience du Luxe ?

Les services, l’hôtellerie et les loisirs !
Ce rêve que je monte s’incarne dans un concept aussi merveilleux qu’utile, aussi intemporel qu’actuel. Il parle à mon coeur et je dévoue les heures que je consacrais à la clientele à ce dernier. Je me lève heureuse, j’ai une mission à accomplir. Je vous avoue être entourée d’amour et de talents.
Alors Covid oblige, il n’a pu etre lancé cet été. Je me voyais deja apporter tant de moments précieux à tous les amoureux de la nature et de la plage qui passaient par Los Angeles… SPOILER ALERT!
Mais on ne cache rien. Pas de temps perdu, j’ai pu profiter de la pause covidienne pour affiner et peaufiner nos outils de presentation. Et j’espère que ce fut le cas pour beaucoup d’autres entrepreneurs.
Semaine prochaine, au retour du 4th of July weekend, les autorités de la ville de Los Angeles vont pour la premiere fois entendre parler de nous. Je suis super contente et patiente. Nous sommes prêts. Ma certitude est que ce concept va changer le monde : apporter du rêve, du confort, du plaisir. L’enjeu est aussi de realiser un rêve et augmenter mes revenus mais cela devient étrangement bien secondaire lorsque vous portez un projet plein de sens.

Et c’est la que la magie du Luxe opère.

Le Luxe est vecteur de celebration et d’amour. L’amour de soi, de la vie, des beautés du monde et des merveilles créées ici et là. Alors la boucle est bouclée. Peut-être que je parle moins du Luxe et que je conseille moins sur le Luxe actuellement parce que là je suis en train de faire. Et qu’est ce que cela fait du bien !
Je ne pourrais jamais me detacher du Luxe ou ne plus le laisser m’habiter. Cela est aussi inpensable qu’impossible, voyons ! Et je me suis promise de reprendre mes activités à la rentrée sans perdre ma mission de vue !
J’ai hate de vous en dire plus très bientôt, sur ce nouveau projet que nous amenons à la vie. Je sens que l’accouchement va etre long – mais pour en avoir deja vécu un en vrai, avec mon petit ange, l’attente fait aussi partie des joies de cette future rencontre.
Happy Friday à vous !

Sens mes voyages…

Bonjour à toi le monde !

L’exotisme. La découverte. Grandir.

En tant que sagittaire en bonne et due forme, les voyages font partie de mon élixir de bonheur.
Partir à l’aventure, seule ou superbement accompagnée, j’aime découvrir des mondes nouveaux. Plus différents ils sont de ce que je connais déjà, plus je grandis, je vibre, j’apprends. L’exotisme est mon opium à moi. Et le vôtre ?
Pour que la magie opère, il existe des ingrédients nécessaires et fondamentaux à mon émerveillement :

L’histoire

Il me faut que la ville ou le pays que je découvre me raconte un bout de son passé. Des vestiges, des musées, un patrimoine chéri de culture ! Grace à l’histoire, je voyage de mille façons différentes. S’offre à moi une machine à remonter le temps que mon esprit emprunte pour créer ses propres histoires. Des films se tournent dans ma tête alors que je m’enfonce dans la ville.

L’esthétisme

Ben oui, soyons honnête, si c’est moche et sale… je ne vais pas pouvoir faire de vieux os… ni d’ailleurs de superbes photos à partager sur instagram avec vous ! Et là patatras… en tant que millenniale, je recherche des lieux emprunts d’amour pour la beauté, qui vont la célébrer, la dessiner, la faire vivre pour les humains de nos temps.

L’art culinaire !

Alors là, c’est tres sérieux. C’est la française qui parle, peut-être la gourmande, l’épicurienne ou la femme du Luxe, tout en une. Une chose est sure : on ne badine pas avec mes papilles ! Moi je visite avec les yeux, le nez, la bouche, les doigts et mon ventre ! Ceux qui n’aiment pas manger sont prier de ne JAMAIS voyager à mes côtés. Et si je visite une ville c’est que je sais que je vais découvrir des odeurs, des mets, des assaisonnements qui vont m’emballer !

L’harmonie

Cela peut paraître étrange mais la vie en voyage ressemble à un festival. Chaque quartier de ville chantent et la musique doit être belle, avoir du sens. Le cadre authentique expire un rythme tantôt très lent, tantôt plus enjoué, lequel vous transporte au cœur de la vie locale. Il faut que l’histoire soit cohérente, juste, authentique.

Le Voyage, une seconde nature

Ma facon à moi de respirer l’air d’une ville consiste à découvrir ses marchés, visiter ses supermarchés, choisir ses restaurants avec du flair et c’est tout !, Je forge de ce bout de terre, un nouveau moi.
Des bouts que j’emmène avec moi sur ma route, qui me changent, me complètent, m’apprennent, me donnent envie d’en collectionner d’autres. J’ai une addiction aux voyages. Comme certaines personnes collectionne les souliers, les sacs à main ou les garde-temps (les montres pour les gens du Luxe), moi je m’enrichis dans mes épopées lointaines. Et je ne suis pas la seule en quete d’exotisme, puis que la majorité des gens de ma génération préfèrent aussi vivre une expérience plutôt que posséder un objet. Voilà qui explique le coût de mes voyages aussi !
Retour au présent déconfiné
Tout va bien, je vais bien… sauf qu’il faut vraiment vraiment vraiment qu’on me laisse voyager bientôt ! Car là, ce sont les voyages qui viennent à moi !

Ce matin, alors que je rangeais la vaisselle

oui désolée je suis comme le peuple, j’ai des assiettes et je n’ai pas de Maître d’hôtel comme Fran Fine dans la nounou d’enfer
les souvenirs de la Chine & Hong Kong ont frappé à la porte de mon conscient. Ils sont nombreux et merveilleusement déroutants. Beaucoup d’exotisme à l’horizon !
Je retrouve le chemin du Ladies Market de Hong Kong et la foule qui fait la queue pour se promener… La salière et poivrière que j’avais degotée là bas en 2008, continuent de s’embrasser sur l’étagère de ma cuisine.
Mes papilles se rappellent encore du premier repas que j’ai apprécié en Chine. Seule, face à une salade de vermicelles facon Singapore sans poulet of course. Moi qui adore les vermicelles, le piment et tout ce qui est a du citron vert, j’étais servie !
Je donnerai beaucoup pour une manucure dans mon premier nail salon Hongkongais. Un samedi soir à 1h30 du matin, je me laissais tenter à mon premier mail art en résine. De jolis fleurs bordaient le bout de mes super longs ongles il y a.
Mmmmmm… j’allais l’oublier celle-là ! Quelle erreur j’aurais commis ! La glace au sésame noir. Je pense que j’ai du prendre 1 bon kilo juste avec elle mais aucun regret. Tellement tellement délicieux !
Et puis, il y aura toujours le marché couvert de Guangzhou, le monastère bouddhiste de Chengdu, la visite des usines textiles de Shenzhen… l’accueil chaleureux de mes clients, de mes étudiants et amis, les soirées folles que j’ai passée avec un de mes amis au Rooftop du Park Hyatt, tous mes instants seules avec les rues de Hong Kong et de la Chine à croiser des regards, découvrir des habitudes, rencontrer des personnes et gouter les plaisirs de la vie là bas.

L’Asie me manque beaucoup,

comme les voyages en général. Je pense qu’à vous aussi hein ?
Comme nous sommes riches, riches de moments plein de joies et de nouveautés. Si quelqu’un connait quelqu’un qui sait comment Dumbledore a inventer la liseuse de souvenirs.. je veux bien le numero de mec ou de la fille s’il vous plait. J’adorerais partager tous mes souvenirs et découvrir les votres aussi !!!

Une affaire de pêches

Une larme coule pudiquement le long de ma joue gauche alors que je coupe les fruits achetés chez le primeur de la rue Caulaincourt. Une belle affaire de pêches plates et brugnons que j’avais fait en complément d’un quart de pastèque. 5 fruits pour 1 euro, aujourd’hui c’est une aubaine montmartroise !
Je les préparais pour le gouter de mon petit ange. Un peu abimées, j’enlevais la partie moche pour ensuite les éplucher et les couper en morceaux. Le petit vent parisien qui massait mes épaules me projeta vers un passé bien heureux. 

Juan-les-Pins,

nous sommes en plein mois de juillet, j’ai 16 ans. Devant le miroir, je regarde ma silhouette en maillot de bain, attendant impatiemment que ma cousine et mon frère finissent de se preparer pour aller à la plage. L’appel de l’eau…

Pipo rentre du marché,

fier de ses trouvailles. Beaucoup de sacs en plastique, des légumes, du pain et un gros cageots de pêches bien mures. Je le revois annoncer fièrement le prix de son butin présenté dans la boîte en bois décorée : «  Un euro le cageot, c’est pour rien ! »

Il rafolait des promotions – des kilos de fruits et de légumes à tout petits prix. C’était son dada. Un dada sain et simple. Nous riions et célébrions avec lui la victoire simple de ses trésors culinaires. Il faisait les courses et coupait les fruits aussi.
 Enfants, nous les trouvions souvent bien laides et repoussantes ces pêches en solde ; nous ne comprenions pas l’enjeu de ces victoires. Une fois nettoyées et coupées, elles faisaient l’unanimité et disparaissaient en quelques secondes à peine. 
Nous étions choyés tout l’été par mamie et lui. Zéro plainte possible – tout etait délicieux. Ils nourrissaient les bouches de leurs grands et petits enfants et de tous ce qu’ils emmenaient avec eux à la maison comme si jamais l’argent ne fut un problème. Ils ne manquaient de rien, surtout pas d’amour ni de ressources.

Mon grand-père

n’était pas quelqu’un d’expressif. Il savait cependant se révéler tres aimant et rassurant. Pas de jouets pompeux, ce n’était pas son style, meme s’il avait eu tous les moyens du monde. C’était plutôt des petites attentions, des petits joujoux avec lesquels on s’amusait longtemps. Des jeux de cartes, des dominos. Et plus que tout, du temps. Il adorait passer du temps avec nous. 

Pipo n’était pas tres locace mais il parlait avec ses yeux qui riaient tout le temps. Il adorait faire de petites bourdes assez efficaces pour déclencher une avalanche de jurons et decibels sortis fraichement de la bouche de sa moitié. Quelques secondes de tension, puis un sourire apparaissait sur la bouche de mamie, qui finissait par éclater de rire avec nous et lui. Je le revois encore me jeter ce regard hilare. Mieux que des mots, la paillettes malicieuses qui animaient ses yeux dans ses moments hurlaient “et voilà, j’ai réussi ! D’eu que je l’aime cette femme !” 

Je donnerais beaucoup

pour un après-midi en leur compagnie. Ces fruits coupés, un jeu de cinco (scopa), l’odeur du café très sucré dans un verre en verre, des tranches de bouscoutou endormies sur l’assiette. Et des rires, des cris, le judo-arabe des tunisois mélangé au français. 

Il rougissait lorsque je lui faisais un bisou sur la joue et que je lui disais à l’oreille que je l’aimais. Je me revois encore en train de l’appeler.
Pipo ! Pipo ! 
Je le cherche dans la maison de Juan… le voilà. Il s’est installé discrètement, caché dans le balcon côté chambre, en pleine dégustation de pâtisseries aussi crémeuses que sucrées. “Chut, ne dis rien à mamie, pas encore je n’ai pas fini ma bouchée.” Me demandent ses yeux gourmands.

Le voir croquer la vie à pleine dents et de dentiers est le meilleur souvenir de mes étés juanais. 

De Pipo, je ne parle jamais. Il est mon souvenir paisible, un moment doux et rassurant. 
Je n’ai pas grand chose à dire en réalité. J’ai toujours eu l’impression qu’il etait là pour nous apprendre à aimer la vie. Il savait la célébrer avec ce que l’on a et les siens. Il m’a montré comment donner sans se soucier de ce qu’on a ou n’a pas. 
Il était sage et il est parti tôt parce qu’il était déjà bien sage. Il m’a donné beaucoup d’amour sans me juger ni me freiner. 

Il est le premier à m’avoir acceptée telle que j’étais. Sans rien dire, il m’a toujours donné l’attention que j’attendais en tant qu’ainée de ses petits enfants. Jamais je n’ai pu sentir ou comprendre qu’il aimait un de nous différemment, plus ou moins qu’un autre. Il avait ses idées et tolérait les nôtres avec autant de respect. Je sais qu’il aurait voulu me voir marier avant de s’en aller. Il souhaitait pour ses petits enfants la maison de bonheur qu’il avait construite brique par brique avec mamie Daisy. 

Pipo est parti

alors que tout s’effondrait sur mon chemin. A 25 ans, je rencontrais la mort. “C’est tard pour la connaitre, tu as beaucoup de chance de les garder tous près de toi si longtemps.”. Je pense qu’il n’est jamais assez tard pour cela mais merci quand même ! Mes piliers allaient me quitter. 

Dans mes rêves, il est venu me voir, entouré de ses soeurs disparues le soir du grand pardon. Il etait si beau avec sa chemise rouge à carreau. Il etait heureux avec les siens, des gens que je ne connaissais pas et pourtant que je reconnaissais. Il brillait comme eux scintillaient de cette lumière éternelle. Puis à nouveau, la veille de la fête de la joie, j’ai rêvé. Il partait doucement le lendemain. 
Nous l’aimions tous trop fort pour accepter ce départ soudain. Les docteurs ont laissé quelques jours l’espoir retombé avant d’annoncer qu’il était deja loin. De lui, je garde l’innocence d’un amour simple et serein. Au revoir mon Pipo, merci pour tout. 

La brise me ramène à Montmartre

devant l’évier. Je referme le robinet et cherche à essuyer ma larme. Ma joue est déjà sèche et mes yeux brillent encore.

Avec bonheur, je regarde mon fils se régaler des fruits coupés grossièrement. A mon tour, je souris fièrement de mes trouvailles.

La métaphore de ma vie

La métaphore de ma vie

Je cours. Je ne fatigue pas. Je vais vite. Pas besoin de repos. Pas d’arrêt pour s’hydrater ou se restaurer. Je fonce. Je suis bien, légère, sure de moi.
Ne rêves-tu pas souvent de pouvoir courir sans t’arrêter ? Comme si la vie était un sprint avant la détente. Se presser, se plier, se bouger avant le repos, la gratification, le graal.
Chaque jour, je me bâts comme s’il était le seul, l’unique, le dernier que j’ai pour tout accomplir. Tu les connais ces jours avant le départ en vacances. Ces jours où tu travailles comme une acharnée pour tout finir vite, clôturer tous les dossiers, finir les courses, faire les valises, envoyer les courriers en retard, faire l’enregistrement en ligne (D.eu que ça me manque)… ces journées ou même souffler quelques secondes assise sur un canapé à ne rien faire est une Luxe interdit avant les vacances !
Ces journées épuisantes avant la libération… c’est ce que je m’impose tous les jours. Tous les jours depuis bien longtemps. Je ne me souviens pas m’être reposée pendant 3 mois. Je cours. Je cours pour terminer vite la chose – la vie – le chemin que j’ai pris et passer enfin à la suite.
La suite ? Quelle suite ?
Et si je courais pour en finir avec le chemin pris ? Si c’est c’était mes choix présents que je fuyais  ?
Je m’arrête. Je regarde. Je souffle. J’ai mal au cœur. Je sais que je sais. Je connais la raison de cet acharnement sans raison sur mon corps épuisé. Il était temps. Il est encore temps.
Demain, j’arrête.

Un rêve au nouveau monde

Plénitude quand tu me tiens,
Je suis bien, je vais bien.
L’air est pur, le ciel dégagé,
Je vois le chemin du ciel qui se dandine.

Les oiseaux chantent avec moi,
Le vent fait danser les plantes
de mon jardin parisien.
J’attends un lendemain certain.
Un voyage à mille lieux,
je vois la vie de mes rêves d’enfants. Il est temps. Enfin.
Un lieu lointain mais si proche de mon cœur,
Lorsque j’y songe, je suis bien, je vais bien.
Ma main dans la sienne,
je regarde nos enfants rirent de bons cœurs.
Au bord de l’eau, ils chahutent entre vagues,
bonnets et châteaux de sable.
Je les regarde et de ma main libre,
je trace au crayon les mots que je respire.
Libres, ils racontent le bonheur de cet instant.
Ils se mêleront à des notes joyeuses et partageront ainsi l’amour.
Je veux de ces journées, une éternité de souvenirs.
Un goût de sérénité hilare me rassasie.
Je contemple l’œuvre d’un temps surréaliste.
Mon cœur est serein.
Un matin, bientôt nous serons là.
Et d’ici là, je cueille le bonheur de ces pensées
qui inondent de lumière mes yeux ouverts ou fermés.

Béa’ titude !

En septembre où seras-tu ?

“ A la plage !!! ” hurle Beatrice.
Beatrice est ce que l’on peut appeler une “Beach addict”. Comme elle aime à le répéter : ce n’est pas une passion, c’est un état d’être. Le bruit des vagues, l’odeur du sable qui baigne au soleil, le gout iodé de l’eau sur ses lèvres, les boucles qui naissent dans ses cheveux apres chaque baignade, la sérénité qu’elle ressent de manière continue lorsque l’été arrive. Chaque jour, elle cueille le plus beau coquillage du bord de mer, l’embrasse puis le libère. Il a le droit de vivre sa vie au grand air lui aussi. Elle affiche un large sourire. Il est greffé à son visage béat de bien-être. Elle vit chaque jour comme un joli cadeau.
Elle a toujours rêvé de vivre au bord de l’eau et c’est chose faite depuis quelques années. Elle a quitté Londres et sa vie à mille à l’heure en finance pour ouvrir un restaurant aussi healthy que branché à Lisbonne. Il a 7 ans, elle vivait son premier burn out. 1 an plus tard, elle entrait dans une dépression silencieuse. Le rythme était tellement intense mais elle s’accrochait. Gagner de l’argent, faire comme tout le monde, espèrer etre comme tout le monde un jour.. cela n’avait pas fonctionné si bien que ca. Elle savait que sa vie était à l’opposé de ses rêves et de ses désirs. Jamais elle ne fonderait de foyer ici. Londres c’etait sa ville. Elle y est née. Elle y a grandi. Et si la ville est sublime, elle ne s’y sentait pas chez elle. C’est étrange la sensation de ne pas etre au bon endroit alors que tout est familier. De manière rationnelle, cela n’a aucun sens, passer sa vie dans un endroit que l’on connait par coeur, que l’on aime mais dans lequel on ne veut pas avancer, construire, vieillir.
Quel gâchis. Ce n’est pas raisonné ni raisonnable, se répétait Beatrice. Il y a juste quelque chose qui cloche. Tu vas grandir et oublier ses rêves d’horizons paisibles. Ta famille est ici. Tu es chanceuse, tu as un job, un bel appart, des amis. Tu fais la difficile. Que veux-tu fuir au juste ?
Elle se trompait sur toute la ligne et se terrer dans un mal-être qui la rongeait. Elle ne cherchait pas à fuir mais plutôt à se trouver.

Et puis un jour de mars 2020, le Covid 19 est arrivé.

Des gens sont morts, beaucoup trop. Ses proches n’ont pas ete touchés. Heureusement.
Elle a travailé les premiers temps confinés. Ses journées étaient encore plus longues qu’au bureau. Beatrice était un robot et elle ne pouvait échouer. Enfin… jusqu’à ce qu’elle fut congédiée parce que l’entreprise ne tenait plus à flot.
Le temps devint son pire ennemi. Etre forcée de regarder ses choix, ses peurs face au manque, face à l’échec, face à la perte d’une activité qu’elle n’aimait pas plus que ça.

Etrangement, son corps lui se reparait.

Elle dormait de longues nuits, les poches sous ses yeux diminuaient de semaine en semaine. Le rose poudré qui illuminaient ses joues enfant réapparaissait. Elle se regardait dans le miroir et appréciait son reflet. Elle retrouvait l’appétit pour les choses saines et les moments conviviaux. Elle passait du temps du des app de rencontres parce qu’il y avait du temps libre et donc plus d’excuses.
5 semaines plus tard, un grand soulagement se fit sentir. Le ménage avait ete fait. Plus de train train, de courses dans tous les sens, de tube (le métro anglais), de rendez-vous, de réunionnite aigue, de journées interminables au bureau, de conversations hypocrites avec des personnes qui lui donnaient des boutons, plus de pressions sociales. De l’air ! De la liberté !A la place, le temps de rire, de faire des siestes, de faire du sport, de parler à ce garçon rencontré sur Happn avec lequel elle se sentait tellement à l’aise. Et du temps pour cuisiner. Essayer des recettes, les peaufiner, les déguster dans culpabilité car faite avec de tres bons ingrédients par ses soins ! Elle prit l’habitude de faire 2 tournées de livraison par semaine : ses parents, ses amis et les hôpitaux à la ronde étaient ses meilleurs clients et ses plus grands fans ! Ou avait-elle caché ses talents de chefs tout ce temps ?
Ce qu’elle préférait ? Les plats de poissons et fruits de mer. Cela lui rappelait les vacances sur la Côte d’Azur, ses meilleures tables et ses repas favoris ! Dorade royale grillée, bar rôti, mérou en brochette à la provençale, la bouillabesse aux rouget avec rouille, gambas ail & persil, calamar sur feu de bois, les moules au vin blanc, tempura de crevettes, de la langoustine fraichement pêchée, des seiches à la sauce verte. Elle s’était même régalée à faire des repas en voyageant de part le monde et avec les saisons. Brandade de morue, sole meunière & alligot, dos de cabillaud gratiné, couscous de tête de mérou avec boulettes et piments grillés. Elle s’était aussi découvert une passion pour la préparation du cru et semi-cru. Ses spécialités : le thon tataki aux chili flakes, le classique saumon mariné à l’aneth, le ceviché de flétan à la passion.
Elle passait des commandes hebdomadaires au poissonnier qui la livrait. Son père avait dégoté cette combine en or la 3ème semaine de confinement.

5 ans ont passé depuis son déconfinement.

En juillet 2020, elle vendait son appartement, partait seule et tremblante à l’aventure. Premiere destination Lisbonne au Portugal. Elle y allait pour découvrir, pour voir la mer, pour gouter ces plats de poissons que ses amis lui avaient décrits. Elle y allait aussi pour rencontrer Pierre. Un francais qui s’était installé 3 ans plus tôt là bas et qu’elle avait rencontré sur Happn. Ils avaient échangé tous les jours depuis fin mars… et le courant passé. Amis, amants ? Peu importe. Elle avait decidé de laisser la vie la porter.
Et quelle belle idée, ce fut.
En se balançant sur la plage à son arrivée, sa premiere rencontre fut celle d’une bâtisse à louer au bord de l’eau. Comme si elle la reconnaissait, Beatrice sentit son coeur gonfler de joie. Elle était à la maison. Elle composa le numero de telephone indiqué sur le panneau et tenta avec brio de prendre rendez-vous pour une visite des lieux l’heure qui suivit. Heureusement que la dame au telephone parlait un peu anglais et beaucoup espagnol !
Une visite, une signature.
Beatrice avait assez de cote pour louer cet endroit pendant 1 an. Pas de voyage. Elle était arrivée à la maison.
Le lendemain soir, elle rencontra Pierre. Et comme son futur restaurant, l’évidence était au rendez-vous. Elle emménagea chez lui une semaine plus tard lorsque sa réservation d’hôtel toucha à sa fin. Il se marierent 1 mois tout rond plus tard.
Depuis, Beatrice se lève chaque matin en se sentant chez elle et en accord avec elle même. Elle n’est pas la reine de la finance, n’a pas de penthouse dans le centre de Londres. Pas la peine. Elle n’en avait jamais voulu pour commencer. Elle a bien plus. Face à l’ocean, elle se plait à concocter des petits plats dont raffolent ses habitués, les touristes du coin et sa jolie famille !

“Et toi en septembre, où seras-tu ?”

Saison 2 : Lettres au Nouveau Monde

Je suis vivante ! Et vous ?

Bonjour à toutes et tous,

Oui j’avais dit que je ne disparaitrais plus et poufffff, j’ai quand même disparu… bravo pour la cohérence Audrey !

J’ai écrit pourtant je vous promets. Mais ma patience s’élime tout doucement par trop de sédentarité mais je travailler à la faire grandir. “Lorsque l’on veut vraiment quelque chose, il faut s’accrocher et se battre.” Comme je comprends vraiment le sens de cette phrase aujourd’hui. Chaque jour est un nouveau challenge que je releve avec un énorme sourire ! J’avance, je fais autant que je peux. Et je me pardonne de ne pas réussir à tout faire ou bien de faire les mauvais choix en passant moins de temps à faire ce que j’adore. Aujourd’hui, je m’offre le Luxe de repartir vers l’essentiel. Au diable, les taches administratives et ménagères ! Enfin… jusqu’a nouvel ordre 🙂

Alors today, je commence une merveilleuse journée à vos côtés !!!

Comment se passe le déconfinement pour vous ? Avez-vous repris la vie normale ? Qu’est-ce qui vous a le plus manqué ?

S’il y en a qui ne sont pas pressés de quitter leur appartement, merci de partager avec moi leur recette secrète ou de quitter le site immédiatement car vous êtes des zombies hackers encore plus forts que ceux de The Walking Deads… 🙂 ou the Dead Walkers de GOT !!! Au secours !!!

Lettres au Nouveau Monde

Face à l’ambiance latente, j’ai envie de continuer d’apporter un brin de détente, quelques sourires, un peu de plaisir à mes lecteurs – VOUS – et puis à moi aussi. Ca me fait du bien aussi de me sentir utile et de partager avec vous. J’en ai besoin !

Le déconfinement parisien et francais a démarré lundi dernier ! A l’heure où La Californie rouvre ses plages, nous on a enfin le droit de sortir plus d’une heure par jour. Le bal masqué dans les rues de Paris est aussi original que réjouissant !

Le journal d’une ConFinée parisienne a connu un grand succès sur ces 9 épisodes ! Merci d’être venu(e)s, d’avoir lu, partagé et merci aussi pour tous vos messages de soutien. Nous ne sommes plus confinés donc plus de confinée parisienne ! Plus jamais j’espère !

Par conséquent, suite à ce succès et les chiffres incroyablement importants que votre engouement a généré, nos producteurs ont décidé d’investir dans une nouvelle saison ! Bienvenue dans Lettres au nouveau monde !

J’exagère un peu ? Oui marketeuse dans le Luxe, je sais pas essence exagérer un petit chouïa mais juste ce qu’il faut et avec une finesse subtile et si discrète ! 🙂

Belle journée à toutes et tous et en route vers la liberté !

S’adapter, vivre et sourire

La liberté de s’adapter

Il nous faut parfois du temps pour nous habituer aux choses. On aime l’aventure et la nouveauté même si elle surprend notre quotidien. S’adapter. Faire preuve de flexibilité. Telle est la clef de l’avenir. Télétravail, FaceTime avec ses proches, masques, gants, gel anti bactérien. Et puis, planifier ses journées, les courses, le ménage, le travail comme un chef d’orchestre… voici tant d’exemples du quotidien covidien qui touchent beaucoup d’entre nous.

Covid 19 quand tu nous tiens… enfermé(e)s !

Nous eûmes, nous avons et, je pense, nous aurons encore à faire face aux aléas que le Covid 19 engendre en France. Perte d’emploi partielle ou totale, report de projets, de voyages, d’engagements de toutes sortes : mariage, acquisition immobilière, créations d’entreprise. Et pire encore… les soucis financiers, la perte de revenus des entrepreneurs et surtout la maladie, perte d’êtres chers :-((( C’est triste. Trop triste.
Comment ne pas sombrer lorsque tout change trop vite, malgré notre volonté ? Comment positiver et continuer à s’accrocher à nos rêves quand notre temps est suspendu ?

La déprime, tu restes confinée chez toi !!!

Comme vous, je fais face à tous ces questionnements.
Il y a quelques semaines, mes angoisses vivaient bien. Elles dévoraient le peu de temps libre que je pouvais m’accorder. Doucement, elles finirent par ronger mes nuits. Mon futur s’inquiétait pour son avenir… des insomnies, tantôt de petites boulimies tantôt des pertes d’appétits s’invitèrent chez moi.
Quelques jours difficiles. La peur prend le relais et fout un sérieux bordel dans ma tête et dans tout ce que je mets en oeuvre pour avancer.
J’ai dit stop. Et ça marche. Oui, depuis 1 semaine, je ne laisse plus de place aux peurs, aux angoisses, aux déprimés. J’ai repris le contrôle par les belles habitudes et j’ai foutu la déprime en confinement !!! À vous de jouer. Voici quelques conseils. Je me les note pour leur prochaine visite. Je saurai comment les non-accueillir !

Yoga et meditation en veux-tu, en voilà

2 fois par jour je prends 5 à 20 minutes pour me ressourcer. J’ouvre Youtube et dans mes oreilles coulent des pensées positives, une musique relaxante. Je ferme les yeux et fais le vide. J’abats mes défenses naturelles, celles qui me poussent à croire que tout va échouer. Lol les défenses naturelles..
Je construis à la place un lieu de paix, magnifique, calme et enivrant. Y circulent, mes projets, mes envies et tout l’amour que j’ai pour la vie et pour les miens. Quelques positions yogatiques ancrent tout cela bien dans mon cœur et permettent à mon inconscient de trouver des idées de génie à mes problèmes. L’anxiété se transforme à célébration de l’instant.

Une structure différente

Depuis 1 semaine, j’ai cadencé chacune de mes activités par journée.
Par exemple, les activités ménagères sont reservées au mercredi et au dimanche seulement.
Le lundi matin avant mes autres activités, je m’engage à avancer sur l’administratif et à nettoyer mes boites mails… innondées chaque semaine. Je vide, je vide. Je crée de l’espace.
Je travaille sur l’écriture les mardis et les jeudis – le dimanche et en plus si je ne résiste pas. J’espère arriver à insérer la musique aussi.. mais elle est timide en ce moment.
Je donne la priorité à mon projet entrepreneurial les lundi, mercredi et vendredi.
Bien entendu dans ces journées du lundi au vendredi sont également placés des rendez-vous client, des formations, des conférences et des cours. Je prépare tout ce que je peux en avance principalement 4 à 5 soirées par semaine.
5 fin d’après-midi par semaine, il y a 20 à 30 minutes d’activité physique.
Pour les activités créatives, je ne garde que des plages horaires courtes de 30 à 45 minutes. Une petite pause. Puis on reprend sur 30 à 45 minutes. Et ca aussi ca fonctionne pour moi.
Le samedi c’est repos total. Rien le droit de faire de productif.
Ca fait beaucoup pensez-vous peut-être ? Certainement, mais en les segmentant ainsi, cela fonctionne. Cela fonctionne même tres bien !

S’ancrer dans le présent

Je ne sais pas vous mais parfois, il m’arrive de croire que nous sommes encore à la mi-mars. Tout est gelé. Le temps est suspendu. Pourtant il avance quand meme. Et je ne suis pas du genre à laisser les jours se perdre et les moments précieux s’envoler. Donc je m’ancre. Le yoga, la méditation, le sport et la structure d’organisation aide à cela.
Pour le reste, c’est une question de mental, si je me surprends à penser à la même chose trop longtemps, à ressasser ou à grogner (et oui je sais très bien grogner), je me mets un gentil petit coup de pied… au derrière. Façon de parler, j’arrive difficilement à toucher mes fesses avec mes pieds. Et vous ?
“Stop ! tu t’arrêtes là tout de suite.” Je respire. La respiration est cruciale pour la concentration. Je vais faire un tour. Je change d’activité.
Ou je me promets une petite carotte : “si tu fais cela comme ça, ce soir 2 épisodes de The Nanny !!!” Youpi !!!
Et si rien de tout cela ne marche, je regarde la personne que j’aime le plus au monde. Évidemment, j’ai là devant moi, la meilleure raison, de revenir sur terre, de me poser et de vivre à ses côtés. Je joue, je ris, je rigole. Pate à modeler, coloriage, jeux de ballon, 1 2 3 soleil ! Je prends soin de moi en prenant soin des êtres chers à mon coeur.

Peut-être que ceci sera t-il utile ?

Voilà. J’avais besoin de partager tout cela avec vous.
J’ai eu beaucoup de mal à écrire ces derniers temps. Maintenant que l’encombrement est sous contrôle, j’espère que je pourrai être au rendez-vous plus régulièrement. Sans que ce soit trop souvent, la rareté fait le Luxe et ceux qui me connaissent savent que j’aspire à tout ce qu’il prône de meilleur.
Un grand merci pour vos visites et vos petits messages via Instagram et Facebook qui me font tant plaisir.

Une merveilleuse semaine à vous. Namasté

Marketeuse par défaut ?

16 ans deja que je travaille dans le marketing.

Pas n’importe quel marketing voyons. Celui du Luxe, de la mode et du premium. D’abord en tant qu’employée dans la couture, l’hôtellerie, les services ou encore l’horlogerie. Et depuis bientôt 10 ans, à mon compte. Consultante et formatrice j’ai fondé l’agence Epykomene en décembre 2010. J’ai accompagné et collaboré avec beaucoup de marques, de personnes passionnées et déterminées.

Dès que j’ai lancé Epykomène,

j’ai eu l’opportunité de donner des cours en écoles de commerce. Des conférences, des débats, des jurys sont venus enrichir mon activité. Je formais déjà lorsque j’étais employée et je donnais également des cours depuis le collège. Partager, donner les clefs pour faire et aider à faire. C’est naturel pour moi et cela m’a toujours apporter une certaine fierté. Je me suis découvert le gout d’intéresser, de convaincre et de distraire. Parce que la transmission passe aussi et d’abord par un contact humain joyeux et authentique selon moi.

23 novembre 2016 – Marque & Luxe

En 2016, ma vie professionnelle a cependant connu un tournant. A la suite d’une proposition d’un de mes mentors – Hervé Kabla pour ne pas le citer – je me suis enfin décidée à publier. Publier mon premier ouvrage dans le secteur avec une maison d’édition connue et à taille humaine. Un projet alléchant. C’était la suite logique à ma carrière. On conseille, on enseigne, on publie. On se fait un réputation encore plus solide. On voit son nom et ses mots apparaitre dans des journaux à grands tirages. On donne des interviews. On écrit des articles. On passe à la télé.. écrit  On conseille plus et plus cher, on enseigne moins et plus cher, on publie encore et encore.
Pour moi, l’aventure fut très riche de révélations d’un autre genre. Alors que j’ai adoré l’expérience, je me suis eloignée du chemin dessiné pour moi et non par moi. J’ai ouvert la porte au passé.

L’écriture fait partie de moi.

Elle me touche au plus profond. Dans ce lieu où les peines se ressentent et tordent la douleur, où les moments précieux se vivent comme des feux d’artifices émotionnels. L’écriture et la musique. Ecrire en chantant. Conter des chansons. Des poèmes. Des histoires. Des romans. Raconter pour donner de la force. Lire des larmes, des rires, des rêves. C’était mon rêve d’enfant.
J’ai appris tant bien.. non pour moi c’était plutôt tant mal que mal, que ce n’était pas quelque chose à dire. Plus jeune, je le disais haut et fort à toute personne qui voulaient apprendre à me connaitre.

Auteure, compositeure et interprète

Je n’hésitais pas non plus à l’écrire sur la fiche de renseignements que les maitres, les maitresses puis plus tard les professeurs vous demandent à la rentrée des classes.
J’entends encore maman me répétait :”tu as écrit quoi ? mais ca ne fait pas sérieux. Ecris que tu veux être avocate ou faire du commerce par exemple.” Et moi qui ne voulait pas mentir sur qui j’étais… à l’époque. Mon coeur se tord de douleur au souvenir.
J’ai compris ce qu’elle tentait de me conseiller à l’entrée en seconde au lycée Condorcet. A la fin de mon premier cours de français avec Monsieur B., il m’a demandé de rester pour me parler. Il a pris ma fiche avec un air dédaigneux et circonspect d’une main pendant qu’il gesticulait l’autre pour imager son interrogation. Sans me jeter un regard, il m’a lancé la question qui ébranlé l’idée que j’avais de l’école : “J’ai du mal à comprendre Mademoiselle Kabla. Pourquoi voulez-vous faire un bac L au juste ?”
Que répondre à cela ? Lorsque vous avez 14 ans, nouvelle venue dans un lycée aussi élitiste qu’était Condorcet, pas grand chose. J’ai dit que oui je voulais faire un bac Littéraire, que j’aimais les mots et les langues. Je n’ai pas pensé à le questionner à mon tour si les raisons de son interrogatoire. J’ai juste pensé, pourquoi moi ? Pourquoi n’a t’il posé la question qu’à moi. Etait-ce parce que j’avais écrit ce que je voulais faire dans la vie ? Ou parce que j’avais un sens de l’esthétisme et du bon goût fort développé (c’est inné que voulez-vous) et qu’il voyait en moi la future fashionista très superficielle et donc “Luxe” du lycée ?

La détermination du Sagittaire

J’ai passé l’année à rattraper mon retard de culture par rapport aux autres étudiants “mieux préparés” que moi. Moi qui venait de mon petit collège du 19ème arrondissement, où les 18/20 ne me demandaient aucun travail préparatoire. J’ai vite compris le fossé que j’avais à combler.  Monsieur B. avait certainement anticipé ces obstacles qui m’attendaient mais il avait mal jugé mes capacités.
J’ai lu les livres par dizaine, appris toute sa méthodologie et celles qui m’étaient recommandées. J’ai probablement installé tout le nécessaire pour le futur ulcère de mes 30 ans mais qu’importe, lorsque j’ai décidé de gagner, rien ne peut m’arrêter. Les yeux grands ouverts dès l’aube, je relisais. J’apprenais des citations par coeur. Je vibrais des histoires de ces grands auteurs. J’ai appris. J’ai grandi. Et j’ai excellé.
J’ai fini l’année à plus de 15 de moyenne en français (comme en mathématiques d’ailleurs). A Condorcet. Epuisée mais j’avais réussi à me rentrer dans le moule et arriver en tête de classe. Et lorsque toutes les différentes filières se sont offertes à moi, j’ai pris la section ES (Economie et Social), la moins considérée de toutes. Je me rappellerai toujours que cette fois-ci, Monsieur B. a planté son regard dans le mien plein d’interrogation et d’estime : “Mademoiselle Kabla, vous vouliez faire une 1ère L. Vous avez tout ce qu’il faut pour. Pourquoi partir en ES ?”. J’étais déléguée suppléante et le dernier conseil de classe fut le seul auquel j’ai assisté. La victoire qu’il m’a semblé vivre ce jour là était inestimable à l’époque. Aller là ou l’on ne m’attendait pas. Choisir la différence. Et faire le bon choix. J’ai toujours été faussement rebelle à ma façon. Ne pas entrer là où on ne voulait pas de moi était une de mes façons.

Se fondre dans la masse ou se confondre

Je n’ai plus jamais écrit nul part que mon projet professionnelle était d’être auteure, compositeure et interprète – chanteuse internationale.
A la place, j’ai gardé la moitié du rêve vivante : l’international. Je suis partie voir la conseillère d’éducation et j’ai demandé quel métier devait-on faire pour voyager. A Condorcet, le métier d’hôtesse de l’air n’était pas dans la liste. L’avocature, le commerce, oui. Pour le commerce, il faudrait faire une prépa HEC pour rentrer dans l’une des meilleures écoles bien évidemment.
Pas question de perdre des années à apprendre encore des choses qui ne me serviraient qu’à trop peu voir à rien. Je n’avais plus de temps à perdre. Je devais partir visiter le monde. Voyager serait mon oxygène. J’ai choisi une petite école post bac qui n’existe plus. Mes parents ont été convoqués par mon professeur principal lorsque j’ai noté ce choix et refusé de déposer des dossiers pour les prépa. Tenter de m’aider à me ressaisir. Que nenni. J’ai foncé tout droit là où je suis aujourd’hui.
Une école, puis une autre plus notoire. Un échange à l’étranger. Des stages, puis des postes toujours en lien ou à l’étranger. J’ai voyagé 3 à 5 mois par an. Je ne vivais que pour ces moments et le statut qu’ils me procuraient à mes yeux. Puis je me suis libérée des chaines du salariat. C’était trop de faux semblants et je manquais de diplomatie et de patience. Je vivais le travail comme on vit la grande passion de l’amour. A mon compte, j’ai pu travaillé pour des clients du Moyen-Orient, du Japon, de l’Europe et bien sur de mon pays de coeur, les Etats-Unis. Les conférences et les cours m’ont emmenée à croiser le chemin de personnes du monde entier : la Chine, l’Inde, l’Italie, le Colombie. J’ai gouté à beaucoup les cultures. Et puis petit à petit, j’ai réduit mes mois de présence en France, 8 mois à 7 à 5. Le reste de temps je voguais à l’étranger – principalement à New York et à Los Angeles. Des trimestres entiers. A travailler à distance. A vivre. A dépenser.

Travailler pour voyager.

Jusqu’à la publication de ce premier livre qui a tout changé. Lorsque j’ai commencé à écrire “Marque & Luxe”, j’ai pris cela tres au sérieux. Un livre. C’était la réalisation de soi. Poser des mots. Un livre valait toutes les missions, tous les clients, tous les projets. Je ne voulais plus conseiller. Je ne pouvais plus conseiller. J’avais besoin d’écrire de me retrouver. J’étais enfin prête aussi à lancer ma propre marque en meme temps que ma prose.  A présent et depuis presque 4 ans, je me suis réconciliée avec moi-même. Je retrouve dans l’écriture, un bout de moi.

J’hurle mais les mots ne sortent pas

C’est comme si, j’avais voulu passer ma vie à courir sans même avoir appris à marcher. Se renier, je ne le souhaite à personne. Est-ce que j’en veux à quelqu’un ? A personne même pas à moi-même. Il a fallu du temps. Mais a quoi sert de le passer à grogner ? Lorsque l’on peut créer, être soi pour mieux partager ? A 36 ans, j’ai la vie pleine d’opportunité. Lancer un nouveau projet entrepreneurial plein de sens et de beauté, choisir les clients que je conseille, partager le savoir et la passion du Luxe avec des étudiants du monde entier et écrire, publier, partager avec des mots et qui sait bientôt peut-être en musique.

Le titre de cette nouvelle est : “Marketeuse par défaut ?”

La réponse est “oui et non”.
Oui parce que soyons clair, cela n’a jamais ete mon ambition et determinée je le suis presque trop et depuis toujours. Donc par défaut c’est évident.
Est-ce une erreur ? Non. Bien au contraire. Dans le marketing au sein du secteur du Luxe, j’ai pu trouver un sens à accompagner ces Marques. J’aime communiquer des choses belles, j’aime propager la joie et rendre hommage à la création humaine. Une artiste qui ne se réalise jamais ou trop tard, n’a t’elle pas le droit de vivre par procuration ? D’aider ceux qui prennent leur dessein par la main ? Et puis le Luxe, le vrai Luxe, embrasse l’art comme il se doit. Enfin, à ma place, j’en profite aussi pour me battre du côté des gentils et faire du marketing, une fonction authentique, honnête et bienveillante. Pas de mensonge, de bullshit ou de faux-semblants. Et je ne suis pas peu fière de dire que je ne suis pas mauvaise dans ce que je fais. Marketeuse par défaut peut-être, mais tres bonne marketeuse quand même ! 🙂

Artiste & businesswoman ? Crédible et réalisable ?

Aujourd’hui, lorsque je pense à ma vie et le désir que j’ai de montrer l’exemple en tant que maman entre autre, je comprends la nécessité de s’assumer. J’ai conscience aussi qu’il ne tient qu’à nous de changer, de faire et d’accéder à ses rêves. Etre fière de qui l’on est, de ce que nous avons à explorer et à partager avec le monde, c’est une des étapes les plus importantes d’une vie réussie selon moi.
S’il y a des artistes qui se lancent dans le business comme Rihanna ou Kanya West, l’inverse ne devrait pas surprendre.
Et si la femme libre de demain est celle qui peut être indépendante et aux fourneaux ? Maman et entrepreneur ? Amante et forte à la fois ? Artiste et businesswoman ?
Je me disais que pour cette fois, il fallait écrire et publier sur celle que je suis vraiment. C’est chose faite.
Un peu de moi, face au miroir. Sans make up. Sans bijou. Sans Lunettes. Sans l’air sérieux ou la réputation d’experte des marques du Luxe, du premium et de la mode. A la place, je suis entourée de livres, des partitions de musique, d’un piano, de critériums, de feutres, de crayons, de papier et de cahiers… et il y a  Alexa dans le fond qui chantonne de la musique lyrique. Je suis moi comme ça aussi.
Merci de m’avoir lue. Que cette mise à nue donne de la force pour être soi dans cette vie plutôt qu’une autre.

Vivre chaque jour comme le premier.

Chères Confinées, Chers Confinés,

Bonsoir !
J’espère que tout va bien pour vous pendant ce nouveau mois de confinement qui s’installe tout comme le printemps l’a fait. Je suis ravie d’être là ce soir avec vous.

Pour tout vous dire,

il s’en est fallu de peu que je rate encore une publication du journal ! Mais tout va bien et nous revoilà enfin ensemble. Syndrome de la feuille blanche ? point du tout. Problème d’histoire impossible plutôt !
Parfois, on s’entête à se dire que ça pourrait fonctionner, que ça va marcher, que ça doit le faire et puis c’est tout. Pour quelles raisons ? Peut-être le désir de contrôle, l’esprit de rebellion, l’entêtement ou tout simplement l’irrésistible leurre. Au cube raison n’est assez bonne pour se perdre.

En écriture comme en amour, il faut parfois se rendre à l’évidence.

Si l’histoire ne s’écrit pas toute seule ou presque, c’est que cela ne coule pas de source. Lorsque l’on ne peut pas être nous-même, force d’efforts et de simagrées, mieux vaut abandonner. Il faut que la rencontre soit fortuite pour que ca colle. Sinon, on passe son temps à recoller les morceaux. 36 printemps mais j’ai enfin compris. Il y en a une qui va rejoindre morphée encore plus intelligente ce soir ! De l’humour pour essayer de noyer le poisson.. mais il respire dans l’eau donc autant aller droit au but.
J’ai jeté à la poubelle, nombreuses phrases, tant de mots qui sonnaient si bien dans ma tête mais qui mis à bout… n’allaient décidément pas ensemble. Ca chantait faux.
Voici pour vous ce soir, une petite histoire douce et covidienne !

Début de l’histoire

“Alors là, ça suffit !

Tu ne vas pas les croire tout de même ? Le 15 avril, le 11 mai, tu t’en rappelles ? La bonne blague !!! Ils nous prennent pour des imbéciles, je te le dis moi. Ca sent l’arnaque et le complot à plein nez. Il faut se réveiller une fois pour toute.”

Nous étions déjà fin septembre,

et enfin le gouvernement parlait, avec grande précaution, de rouvrir l’ensemble de la France. Stella rêvait de se réveiller de ce cauchemar. Elle éteignit la télé qui venait de diffuser le dernier message du Président. Assise dans son petit balcon, elle ferma légèrement la fenêtre pour ne pas laisser entrer l’odeur de la cigarette qu’elle s’apprêtait à allumer. Arrêter de fumer en plein confinement ? Quelle idée suicidaire. Elle inhala la premiere bouffée. Un bol frais de fumée qui allait un peu la calmer.
Elle qui avait, dans les débuts du confinement, fait preuve de tant de positivité, était à présent à bout. Elle avait travaillé comme une acharnée, repris le sport & la musique, perdu ses 5 kilos en trop, fait de la méditation, adopté Pantoufle un petit chat abandonné et blessé qu’elle avait trouvé un jour en bas de chez elle. Elle s’était mëme réconciliée avec un groupe d’anciennes copines via House Party et profité de nombreux apéros à distance… La dolce vita du confinement avait atteint ses limites. Que pouvait-elle faire d’autre ?
Partir. Enfin quitter Paris. Quelques jours dans le sud de la France. Antibes. Juan-les-Pins. Cannes. N’importe où tant qu’il y a de l’eau. Toutes les villes de la Côte d’Azur l’appelaient. Les couleurs, l’air marin, la vue de la mer. Une mer sans limite, calme, douce, paisible. En attendant de pouvoir aller plus loin.

Le Covid 19 s’était installé lentement.

Il avait aménagé ses appartements un peu partout dans le monde. Il avait évolué à la vitesse grand V sans qu’aucun scientifique ne découvre le pot aux roses. Et si les personnes d’un âge certain avaient payé le prix fort, tout le monde, oui tout le monde pouvait être malade et ce, pendant des semaines voire des mois. Pour certains, il ne s’agissait que d’un rhume des foins. Le nez qui coule constamment. Pour d’autres, une quinte de toux qui ne passe pas et qui tient éveillé la nuit toute la maisonnée. Les mains et le visage d’une extrême sécheresse, des rougeurs voire des brulures sur la peau était aussi le signe que le Covid régnait et régissait la vie humaine. Beaucoup avaient subi les effets de pertes de goût et d’odorat, l’extrême fatigue ou un sentiment de corps endolori, pleins de courbatures. Ces personnes là étaient les chanceuses. Mais pour combien de temps ? Parce qu’il n’était pas encore prouvé que l’on ne puisse l’attraper plus d’une fois, le Covid 19 avait mis en suspens les activité du monde entier et tenue la population sequestrée, privée de sortir, de se serrer dans les bras, de sortir, de vivre.
Stella ne regardait pas les informations. D’abord, elle ne comprenait pas tout ce qui la frustrait beaucoup. En général, si quelque chose de grave devait se faire entendre, elle comptait sur ses amis, ses voisins, sa famille ou ces fameux réseaux sociaux lors de ces faibles temps de connexion pour l’apprendre. Les gens aimaient parler. Et lorsqu’ils avaient peur, ils avaient besoin de parler. Elle écoutait les news avec leurs mots. Si c’était trop pour elle. Elle leur disait qu’elle avait un double appel et puis voilà. Depuis peu, elle faisait l’effort d’allumer la télé pour les grandes annonces comme celle de ce soir. Elle savait que même si elle ne pouvait pas voir ou toucher ce virus, même s’il lui semblait invisible, les morts ne mourraient pas tous seuls.. la situation était grave. Il fallait être patiente sans se ronger les sangs encore quelques temps. Avait-elle seulement le choix ?
L’étape suivante serait de rouvrir les frontières de l’Europe, ou du moins des pays limitrophes.
Mais quand ? Avant les fêtes de fin d’année par pitié. Enfin de l’air. Et surtout, l’espoir de le revoir. Son amour. Sa joie de vivre. Son pays. Là où il faisait bon vivre, manger, rire, s’aimer. Il lui aura fallu vivre un confinement pour comprendre que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs et que les racines sont plus fortes que tout.
Lorsque les frontières ouvriront, Stella, retournera chez elle pour de bon.
Le temps de rendre son appartement, de faire ses valises, donner ses meubles – elle n’aura jamais le courage de tout vendre sur Vinted ou le bon coin. 15 ans à Paris, tout une vie qu’elle ne regrette pas. Mais ce qu’elle veut c’est rentrer à Napoli. Marcher dans les rues ensoleillées, se balader entourée de touristes via Toleda et déguster les meilleures glaces à la pistache chez Casa Infante. Vivre. Vivre chaque jour comme le premier.

Un poème quand même

Bonsoir à vous, et merci de venir ou revenir me voir. L’épisode 6 brûle le Covid 19 par les deux bouts. J’agite mes pensées positives à se manifester plus grandes et plus fortes lorsque parfois mon souffle d’espoir s’essouffle de tristesse. C’est un peu le cas ce soir. Veille de fête, je pense à tous ces gens qui souffrent et à tous ces gens qui aident, qui sauvent, qui tiennent bon. Alors voilà le petit écrit du jour. Un petit poème. Un poème quand même.
Mes yeux se ferment un petit peu,
J’ai vu, j’ai ri, je vis de rêves.
Un bout de vie s’envole ainsi,
Mes yeux plus petits aiment la vie.
N’ayez pas peur,
Sombrer c’est aussi vivre.
Se relever après s’être reposé.
Se relever après être tombé.
La chute est bonne,
Lorsque par elle on grandit,
Au dessus d’elle, on survit,
Tout en elle nous guide.
Mes yeux s’ouvrent sur un nouveau monde,
plein de patience, d’amour et d’envie.
L’envie d’aimer, de voir, de rire.
L’envie de croire que tout est sain, tout va bien.
Et lorsqu’il n’y aura plus rien
A voir pour mes yeux ?
Au vert, ouverts, mes yeux resteront.
Et avec eux, je m’en irai entendre, toucher, gouter.

Con & Finement bon !

3 semaines de confinement aujourd’hui. 3 semaines, déjà.

Et si je rêve d’aéroports et de bords de plage… je dois avouer que je me sens fort bien à la maison. Et vous ?
La situation du Covid 19 est très grave. Les mots qui vont suivre restent positifs. D’abord parce que, je suis plus du genre à voir le verre à moitié plein toujours et autant que possible. Ensuite et surtout parce que dans toute chose négative peut être doit jaillir la lumière que se soit un effet de sens, du divertissement, des émotions, un bon moment simplement. En route vers les méandres version super cool du confinement !

La pro du confinement c’est moi

3 semaines de confinement et… tout va au top ! Hello ! c’est moi, l’associable ! Du moins c’est ce que ma maman me répétait assez souvent petite, adolescente… il y a encore 2 mois. On ne se refait pas.
Oui. J’avoue. Ce ne se voit pas sur mon feed Instagram tellement glam’ mais… Je suis une solitaire, une petite vieille folle d’intérieur ! Et j’en suis fière ! C’est votre cas aussi peut-être avouez ? On y prends goût, non ?

Cocooning, hygge, hibernation, confinement ou “casanièrisme aigu” appelez-ça comme vous voulez.  Moi je le pratique depuis longtemps plusieurs mois de l’année – minimum 3 par an. Que fais-je donc ? Dans ces fameuses périodes, je suis souvent à l’étranger pendant ces périodes. Mais là bas ou ici, cela ne change pas grand chose. J’écris, je monte de gros projets. Dans ces périodes de vie recluse, je gagne ma vie avec le conseil et la formation en remote (à distance). Je peux donner quelques conférences ou avoir des rendez-vous même si, je ne cherche pas trop à networker. Je “travaille” comme tout le monde mais depuis majoritairement le lieu qui sera ma maison à ce moment précis. J’en profite aussi pour apprendre, découvrir, m'”upskiller” (augmenter mon niveau de compétences !).

C’est ma façon de me ressourcer.

Me couper du monde physique. M’ancrer. Observer une introspection un peu effrayante, parfois douleureuse mais tellement révélatrice de changements.
Petite précision – il est vrai qu’en général j’ai toujours un outside. Il m’est impossible de vivre dans un appartement si je n’ai pas de balcon, de jardin ou de terrasse. Sinon c’est sur que cela compliquerait la réussite de mode “je ne veux voir personne”. On a tous besoin d’air frais !

Au début, ce n’était pas la joie.

Ce confinement obligatoire pour nous sauver du covid 19, je pensais de vous à moi, ne pas le prendre aussi bien.
On est toutes et tous angoissés à l’idée d’être malades ou pire que nos proches puissent l’être. Ne pas se toucher. Oulalaaaaa je redoutais de me sentir emprisonnée et etouffée. Un brin rebelle, je n’aime pas qu’on m’impose des choses, comme beaucoup de français et presque tous les parisiens je pense ! 😉

3 semaines plus tard…

Oui j’ai envie de booker un trip (réserver un voyager pour les puristes de French only). Oui j’ai envie de prendre la voiture pour rouler, rouler, rouler jusqu’à Ikea vers Aulnay-sous-Bois ! Oui je rêve d’emmener mon fils au parc, de lui faire faire le toboggan, de veiller à ce qu’aucun gamin agressif ne le jette partir pour avancer plus vite (je dérive pardon). Oui j’ai envie d’une terrasse avec des amis, du rosé, une planche de fromages, du pain (beaucoup de croutons s’il vous plait) et un paquet de Carel crash avec la bille ! Mais bon, quand tout cela est hors de portée pour le bien général, et bien ca va quand même bien !

Le “stayathome” forcé

Oui je continue de travailler et mes journées sont 2 fois plus remplies en tant que maman à la maison et entrepreneur/formatrice/auteure. J’ai beaucoup de chance d’avoir pu garder beaucoup de mes missions en remote (à distance). C’est une chose que je sais faire puisque je la pratique depuis 2012. Et j’aime le remote. Pour moi, c’est la liberté d’être où je veux tout en travaillant. Voyage + Travail = la recette parfaite pour moi. Donc je suis very lucky. Je dois l’admettre. Pour celles que je connais qui ne peuvent hélas travailler en étant à la maison ou trop peu, elles ne sont pas en reste. Elles font à la maison tout ce qu’elles n’ont jamais eu le temps de faire auparavant. Et c’est un Luxe.

Plus de courses folles, moins de stress.

Pour tout vous dire, être forcée de rester chez soi, c’est surtout pour moi le pouvoir de tout faire sans avoir à sortir de chez soi ! J’aime grandement le plaisir de ne plus subir la course folle des déplacements, des retards, des transports ni la pression qui va avec. Je me sens tellement moins stressée à l’idée de ne plus croiser des gens que je n’ai aucune envie de voir ni d’endurer le “small talk” que je n’ai pas envie d’avoir… – je vous ai dit que j’étais sauvage ?
Résultat moral, body, travail au beau fixe. Et je sens que mes proches sont bien aussi. Je ne suis pas en pression. Je suis présente pour eux du mieux que je peux. Un sourire bien grand se dessine sur mon visage. Je n’ai aucun accrochage avec les gens que j’aime en ce moment (ou presque.. ok).

En route vers de nouvelles occupations 🙂

Nous nous mettons tous à la cuisine ! Nous en sommes à notre second gâteau au chocolat. Oulalala !!! Ma voisine elle fait des oeufs de pâques et des macarons. Ma maman s’est mise à faire des baguettes de pain faites maison, qui ont l’air tellement croustillantes mais je ne peux pas gouter ! Je les regarde via WhatsApp seulement, promis. C’est ma coach diet @Chronodiete qui va être ravie !  Je pensais qu’on allait prendre 1000 kg mais en faisant 20 minutes de cardio par jour en fait nous sommes en route pour le summer body !

Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao, Ciao, Ciao

Point important, j’ai profité de la force accumulée par le “hygge forcé” pour faire un immense ménage en debut de semaine #2. Ondes et personnes négatives à la poubelle ! Fissa et du balai ! Ca aussi c’était nécessaire depuis longtemps. Il est nécessaire de faire de l’espace pour accueillir de nouvelles choses et personnes. Pourquoi garder celles avec lesquelles vous n’êtes plus en phase ou pire celles qui ne vous apportent que des soucis ou dans tous les cas qui vous rapportent moins que votre investissement ? Et cela fonctionne pour le pro et le perso !

Pessah

Pessah approche à grands pas (J-3) ! Je suis prête à l’accueillir plus légère et plus sereine qu’il y a 3 semaines :-).
Pessah, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la pâques juive. Pour nous c’est aussi un nouvel an. Le rituel pour l’accueillir c’est le fameux menage de printemps.
On se rappelle de sa grand-mère, sa mère, sa tante, la voisine du dessus qui astique, qui déménage, qui jette, qui range… et cela Pessah ou pas. Ah le ménage de printemps et ses souvenirs incroyables ! Info imminente : cette année les hommes  qui postent sur Instagram des photos de leurs appartements tout beaux, propres et rangés par leurs soins (et non celui de leurs femmes) remportent un MILLION de miles Air France à utiliser pour voyager avant le 18 avril prochain…  Pardon, je n’ai pas pu me retenir, la remarque est très sexiste ! Je connais beaucoup d’hommes très maniaques aussi, mais ils sont célibataires.

Famille et/ou paix de l’esprit ?

Alors oui, peut-être est-ce moins facilement pour les familles nombreuses de vivre autant de jours coller les uns aux autres. Par nombreuses j’entends plus de 5 personnes ou plus. Ce sont mes origines sépharades qui parlent… je sais que d’autres entendrait 2 personnes ou plus !
Au risque de vous décevoir, je crois aussi que cette période peut être bénéfique pour tous. L’idée de passer du temps les uns sur les autres enrichit, appaise les griefs aussi parfois. Nous rappeler qu’en ces périodes bizarres où la science fiction semble envahir le quotidien si plat d’ordinaire… le Luxe est de s’offrir quantité de moments précieux avec ses proches. Un souvenir. Un épisode que les générations des baby-boomers, les X, Y, Z ou encore nos petits alpha pourront raconter. Nous vivons un moment d’histoire. A chacun de créer la plus jolie, la plus riche, la plus authentique ou la plus ambitieuse possible.

Aie, aie, aie les incertitudes

Je ne remets pas non plus en question les incertitudes, les peurs et l’instabilité dans lesquelles le covid 19 nous a plongés la tête la première et le corps tout entier ! Loyer, crédit, crédit immobilier, perte de contrat, perte de revenus, moins voire plus d’activité, annulation de mariage, de vacances, report de travaux, entreprises fermées je pense que hotels, aux restaurants, aux bars, aux salles de sport, au manège pour enfants etc. Oui c’est grave. Même très grave.
Mais que pouvons-nous faire de plus que remplir tous les dossiers d’aide possible ? Que de faire un plan d’actions pour réduire les dépenses ? Ou de réfléchir et mettre en place des façons de gagner des sous différemment si on le peut ? Vive le digital ou le télétravail !
Nous ne pouvons agir que sur ce que nous contrôlons et c’est déjà pas mal. Se soucier de l’inconnu ou de ce qui nous échappe, ne servira qu’à nous faire passer beaucoup trop de journées, de soirées et de nuits ratées et aux goût amère… encore pire que mes dimanches soirs dis donc ! (lire épisode 4)

#Stayathome c’est plus fun !

Si je devais conclure, je dirais que la vie nous offre, le cadeau de nous arrêter un moment et de VIVRE.
Vivre avec soi, et avec les autres. Vivre pour soi.
Voici le conseil que j’essaie d’appliquer en pensant aux gens que j’aime mais aussi en pensant à moi et à mon chérubin :
Ne pas prendre les gens ou moi-même pour acquis.
Du moins ceux qu’on aime. Parce qu’un jour, ils s’en vont. Bien souvent plus tôt qu’on eut pensé. Trop souvent. Et on reste las. Avec le cœur ballant, les bras serrés contre lui comme pour le tenir… lui qui est prêt à tomber. Se sentir plein de remords et de regrets… d’avoir faits des choses, de ne pas en avoir dit d’autres… (des choses). On reste sourds et on se sent pauvre. Pauvre sans celui ou celle qui est parti.
Le Covid 19 nous le rappelle gentiment, peut être un bref instant. Jusqu’à ce que le renouveau jaillisse. A nous alors de nous arrêter chaque jour, et de regarder autour. Remercier les gens qui sont toujours là hier, aujourd’hui et nous l’espérons demain.

Se confiner c’est pas con !

Ces jours-ci, je pense beaucoup à ma mamie Daizy. Elle est partie le 8 mars 2018. J’ai l’impression que c’était hier ou il y a cent ans. Cela dépend de mon état du moment. Je sais en revanche avec tristesse et colère, que si elle avait été encore en vie, le Covid 19 l’aurait emportée comme il a déjà pris dans ses bras tellement de grands-parents et d’êtres chers.
Je me dis que même si moi je n’ai plus de mamie ici à Paris ni ailleurs d’ailleurs (une pensée à ma mamie Rosine aussi), je n’aimerais pas que d’autres puissent mettre en danger la vie des personnes les plus fragiles (et encore cela touche tout le monde) en prenant des risques inutiles. Comment prendre ces risques inutiles ? Simplement en sortant profiter du soleil à plusieurs et pour plus de 15 minutes, en allant retrouver des amis, en propageant les germes que ces personnes savent avoir en elles. C’est être bien égoïste.

En route pour les 3 autres !?

Et si l’on doit partir sur encore 3 semaines de confinement et bien soit ! Je recommande de commander sur Amazon un beau Kindle – y a plein de livres gratuits ou à prix réduits, YouTube pour les cours en ligne de yoga, de sport en tout genre et surtout de Ted Talk. Et puis, parce que, ses coachings ont changé ma vie, les livres, les vidéos et les podcasts de Brendon Burchard. Ah oui et j’allais oublier : piano, guitare, cahier de notes, crayons, peinture, livre de recettes, tapis de méditation, Prime Video (avec La Nounou d’enfer) et Netflix (avec la dernière saison de La Casa de Papel !).
Allez courage !!! Soyons tous des artistes sauvages amoureux du confinement. 🙂
PS : Très sérieusement, j’en suis arrivée au point de m’angoisser en pensant à la fin de “stayathome” de force… Au moins, je suis prête en cas de prolongations 😉 C’est grave Docteur ?
Des gros bisous et une merveilleuse semaine à vous !

Ma vie post Covid 19

Petite intro’ pré-histoire

L’angoisse du dimanche. Elle frappe chaque semaine à la porte de ma bonne humeur et lui fout un stress grandiloquent. 52 semaines par an et déjà 36 ans. Près de 2000 soirées de gorge serrée, de prise de tête et d’insomnie. Et vous, ça dimanche autant que moi ou pas ?
Quelle tristesse de ne savoir accepter le temps présent pour ce qu’il est. Je philosophe à la façon du grand Pascal quelques secondes. Et puis je me reprends. Je peux être très dure avec moi-même au lieu de simplement accepter la peur, l’accueillir et lui dire que tous les dimanches elle peut dormir ici, pas loin de moi, sur le paillasson !!! Je vais bien finir par l’écraser un jour.
Dans l’attente voici enfin l’épisode 4. Il s’est fait attendre. Mais comme on dit, plus c’est long et plus c’est bon ! (Ça va on se calme, on est en confinement sans vulgarité aucune !)

Ma VIE post confinement

Je n’ose presque l’imaginer et pourtant elle s’offre à moi assez souvent ces jours-ci. Je me repasse en boucle les bribes de ce songe si plaisant.

En route

Je me vois, sortir d’un uber, une berline noire, sobre et classe – Mercedes ou Tesla pas exemple – autant que ce soit comme j’aime et réaliste ! 😉Le chauffeur se dirige vers le coffre. Je le remercie de son aide. Je prends quelques secondes pour poser mes yeux sur le bâtiment qui me fait face.

Un sourire

… non, un GRAND sourire de liberté est tatoué sur mon visage. Le même depuis toute petite. Je pensais l’avoir perdu. Que nenni ! Il a grandi. Il a grossi depuis mes vingt ans, lorsque je pus voler seule de mes propres ailes (..ou presque). Et voler qu’est-ce que j’aime ça. M’envoler, planer, être en altitude, décoller.. et atterrir aussi oui oui !

CDG => NYC=>LAX=>CHI=>NRT=>OUI !!!!!

Ce bâtiment qui me fait face c’est l’aéroport Paris Charles de Gaulle. Rien que d’écrire son nom… ça me donne envie de prendre un billet d’avion en 2 clics via Kayak… Je sens la carte de bleue qui me demande… ou bien est-ce ma main qui me démange ?

Chercher une destination au hasard ? ou retourner dans le pays de mes rêves, Les Usa ? Peu importe, tant que je trouve le bon deal, des heures flexibles et des vols en direct ! Stop. Stop. Tu t’arrêtes là “dépensière sans frontières”. Pas avant d’avoir vu le bout du tunnel version Covid 19.

Etre à son compte en 2020…

Soyons honnête, en tant qu’entrepreneur, gérante de société et freelance en France… le Coronavirus a serré définitivement la ceinture à mes finances après que les grèves soient passées par là…  je respire et je me calme. Pas de ressentiment.  Agis et pense seulement à ce que tu peux contrôler. Le reste ira pour le mieux et mieux encore. De retour au calme, je sais que bientôt, nous pourrons à nouveau vivre de jolis & longs voyages et peut-être sans la bougeotte qui allait avec à mes vingt ans. 🙂  Et puis, tu ne changerais ton statut pour rien au monde. Cela fait 10 ans cette année que tu travailles pour toi-même et que tu t’offres le Luxe de choisir avec qui et quand tu collabores. Il fallait bien un petit down… c’est fair.

Back to my dreams mais en français

Revenons à cette semaine devant l’aéroport. Le chauffeur du Uber me donne nos valises et la poussette. Mon fils qui me tient la main est tout aussi ravi et impatient que moi. Sur le bout de son nez, sont déjà posées les petites lunettes bleu indigo Izipizi acquises à l’Optiquerie. En route pour ce que nous faisons de mieux… voyager 🙂
Le brouhaha des voyageurs pressés et heureux, les annonces des arrivées et des départs, l’écran qui indique les numéros de la zone d’enregistrement des bagages. Beauté, joie, palpitations. J’imagine, je vois et j’entends presque. Je suis dans mon élément. Les transits aéroportuaires font partie du top 5 de mes dadas avec la plage, l’écriture, la musique entre autres. Je plane dès que je suis dans les eaux internationales.. lol. Bientôt ! Ca y’est, le contrôle de police et des bagages à main est passé. On arrive au gate. C’est l’heure ! Ma joie est à son paroxysme à l’idée de poser mon derrière et celui de mon fils dans le Boeing 737 de la compagnie British que j’adore… Choisir un petit film pour nous deux, grignoter des noix de cajou et des fruits fraichement coupés à la maison. Le Luxe simple & healthy. Embarquement nous voilà !
J’ouvre les yeux. Il est 6h45. Ma journée commence. C’est ici encore que mon rêve s’arrête net. Avant que je m’envole au loin. Cela me laisse le temps de passer au Relay… pensai-je. Patience, patience.

Je l’aurai un jour…

Jeanne se confine

Liste de courses : sel, yaourt 0%, mousse au chocolat, pâtes de lentilles, endives, moutarde, pommes, beurre végétale, confiture d’abricot allégée, badoit, tomate cerise, courgette, aubergine, champignon, poivrons, pousse de soja, menthe fraiche, pousse de soja, kleenex, liquide vaisselle,
Un aller-retour. Rapide et efficace. Sois organisée et ne prends pas plus que tu ne peux dans ton frigo.
Respire. Ca va aller. Ca va à chaque fois.

Jeanne adorait les courses.

Choisir. Se faire plaisir. Dépenser. Tout était réuni pour que le moment soit bon. Une obligation en revanche : ne jamais y aller le ventre vide. Trés mauvaise idée pour les choix Healthy ou la concentration. C’était la partie des devoirs de la maisonnette qui n’en était pas un. Enfin jusqu’à présent.

Le Covid 19

– elle détestait le nom Coronavirus – avait tout changé. L’angoisse de se retrouver bloquée dans une trop longue file d’attente, la réalité de ne plus pouvoir commander en ligne parce que plus de créneaux de livraison disponible, la peur de manquer et c’était sans compter le fait de se trimbaler avec une attestation, sa pièce d’identité, une paire de gants en plastique, un gel anti bactérien en veillant à surtout ne rien toucher ! Génial…

Du haut de ses 31 ans, Jeanne savait qu’il était important de respecter les règles. Elle, qui d’ordinaire, aimait tant les contourner. Elle avait fait la fête une dernière fois, le vendredi 13 au soir. Prétendue insouciante, elle avait rejoint ses amies dans leur QG de Saint Germain, pour rire, se raconter leur semaine et boire du bon vin. Elle n’avait ni voulu goûter les élixirs des verres de ses copines ni continuer la soirée avec le beau garçon qui avait passé les deux dernières heures à la mater. Il avait tenter de lui parler lorsqu’elle s’était levée pour répondre au téléphone. Un échange de postillons avec un inconnu à la veille d’un isolement forcé ? Ah non merci. Tout commençait à lui sembler sale et dangereux.
2 semaines plus tard, enfermée chez elle, elle se disait qu’elle ne saurait plus comment serrer la main ou embrasser d’ici à ce que cette épidémie nous fiche la paix. En aurait-elle même juste envie ? Elle espérait ne pas tomber malade. Dans son métier, elle avait cotoyé plein de personnes, des étrangers, chaque jour. De nombreux clients chinois. Elle se disait qu’il était probable qu’elle tombe très malade. Mais rien pour l’instant. Quel soulagement.
Le timing n’était pas le meilleur. Sa vie avait récemment pris un nouveau tournant et elle voulait que cette route soit longue. Auparavant inscrite au RSA, puis au chômage  puis au RSA… elle avait trouvé un travail qu’elle aimait tellement que cela faisait déjà quasi 6 mois.

Conseillère de vente dans la maison de ses rêves : Chanel.

Et oui, elle n’en était pas peu fière. Jeanne présentait bien et elle le savait. Elle avait le contact facile avec les gens. Passer sa journée à conseiller les clients sur le choix des pièces de sa maison préférée n’avait pas le goût lourd et ennuyeux d’un travail à proprement parlé. Et parce que sa mère était anglaise d’origine japonaise, elle parlait 3 langues couramment depuis petite. 2 entretiens et le poste était à elle. Elle savait être convaincante et ne manquait pas de confiance en elle pour relever ce genre de challenges. Elle avait saisi une très belle opportunité : travailler au sein de sa marque de rêve !

Tout ce que Chanel avait offert au monde lui semblait tellement juste.

Le toc, appelé bijou fantaisie dans les années 80. Aujourd’hui, on le nomme très fièrement accessoire de mode. Gabrielle Chanel fut la première à simplifier le vestaire de la femme par “l’accessoirisation” de la tenue qui pouvait alors être portée de soir comme de jour, plus simplement ou plus élégamment. Moins de sectorisation, moins de prise de tête, plus de confort et de légèreté. C’était tout elle, ce qu’on appelait “Le chic“.
“La mode se démode. Le style, jamais.” Froid, clair, juste. 
Elle aimait la griffe pour ses produits. Elle admirait également énormément la créatrice. Oui elle avait fricoté avec les nazis… ce n’était pas excusable c’est sur. Son père, d’origine juive ashkénaze, lui avait bien montré tous les reportages à ce sujet. Il ne comprenait l’engouement autour de cette dame sans conscience et pleine d’arrogance.

Chanel n’était pas parfaite.

Elle n’était pas connue pour sa gentille ni pour sa dévotion aux autres. Mais elle s’était battue. C’était une lionne, une femme tellement ambitieuse. Rien ni personne n’aurait pu l’arrêter. Et pour ça, Jeanne l’adorait ! Elle n’était la femme d’aucun homme. Elle les voyait comme des étapes à l’avancement de sa carriére – socialement et financièrement. Elle ne voulait pas du statut de femme épouse. Elle se suffisait à elle-même. Elle s’aimait d’abord elle même.

Jeanne espérait connaître la même réussite.

Elle n’avait pas hésité à profiter de la générosité de quelques uns de ses amants ou encore de ses amis et de sa famille lorsqu’il avait fallu. Et alors ? L’argent était là. Pourquoi s’en priver ? Puis cette année, lors d’un passage à vide, elle avait trouvé ce job, qui était plus que cela pour l’instant. Covid 19 oblige, elle était revenue à la case départ… Chômage à 100%. Un CDD qui aurait du être renouvelé fin mars… elle croisait les doigts pour que tout s’arrange très vite.
Grâce à sa persévérance, elle avait pu prendre son premier appart à elle toute seule. Pas de parents. Pas de mec à qui rendre des comptes. C’était un petit studio de 20 metres carrés au dernière étage d’un immeuble Hausmmanien. Probablement 2 chambres de bonne réaménagées en 1 studio avait-elle conclu à la visite des lieux. Elle ne regrettait ni les 6 étages à monter à pieds ni la petite taille de son appart drôlement bien agencé. Elle avait une vue à couper le souffle. Au coeur de Montmartre à deux pas de la place du Tertre, ses yeux s’époustouflait de la beauté subtile et romantique des toits de Paris. La hauteur sous plafond était plus que plus que correcte. Elle n’étouffait pas en confinement. Elle rangeait son canapé-lit dès qu’elle se levait et s’organisait alors un petit coin sport/salon de lecture de magazines féminins. Elles abreuvait son esprit de news, de conseils en beauté et en amour. Elle ne trouvait aucun charme aux histoires dans les livres et ne culpabilisait pas de ne pas être plus intellectuelle.

Qu’avait-elle fait de ses 2 semaines de confirnement ?

La première semaine ne fut pas très productive. Elle avait dormi de longues heures – elle aimait tellement se lever vers 14h00 pour se rendormir vers 17h00 et jusqu’à 18h30. Petite sieste. Elle pouvait passer sa vie à dormir. Les soirs, elle matait des series sur Netflix et passait des heures au tel avec ses copines à rire ou à préférer une présence amicale à la télévision. Elle conversait aussi assez souvent aussi son “amimour”. Daniel. Son bestfriend depuis 3 ans au moins avec lequel cela pouvait déraper de temps à autre lorsque la situation les arrangeait tous les deux. Daniel vivait dans le 7ème donc aucun risque de craquer et rompre la période de confinement même pour 1 heure de plaisir. Jeanne aimait bien, en revanche, échanger avec lui le soir juste pour vérifier qu’elle l’avait toujours à ses côtés et qu’il ne restait pas insensible à ses charmes.

La seconde semaine de confinement s’intensifia.

Pas question d’être toute molle. D’ordinaire, elle marchait tout le temps et passait ses journées debout. En mode “Summer body”, elle s’appliqua à s’organiser des séances de sport de 30 minutes tous les 2 jours.
Le confinement avait tout de même du charme. Elle s’était rendue compte qu’elle préférait la Badoit au Perrier – les bulles étaient plus douces dans sa bouche. Elle avait découvert que les endives se mariaient très bien avec les concombres en salade. Plus important, peut-être, elle avait validé son choix de vivre seule, elle ne supportait qu’elle.
Devoir descendre et monter les escaliers pour chaque cigarette avait réduit sa consommation de tabac à 2 cigarettes par jour. Sans patch et sans ces cigarettes électroniques qu’elle savait bien nocives aussi ! Plus d’odeur nauséabonde dans sa bouche ou sur ses doigts le matin. Et puis… elle avait fait la liste de tous tes ex et elle en avait fait un classement pour regrouper les qualités dont elle avait vraiment besoin chez son prochain mec. Elle avait beaucoup avancé sur elle-même cette semaine !

De l’introspection en confinement.

Elle n’avait pas connu beaucoup d’hommes mais avait vécu avec presque chacun d’entre eux. 7 relations sérieuses en 12 ans. Sérieuses mais plutôt courtes critiquaient ces copines comme pour essayer de lui faire comprendre quelque chose. Oui elle le savait.

Elle prenait la fuite.

Chaque fois se répétait la meme histoire. Elle finissait par disparaitre un matin sans plus jamais plus donner de nouvelles. Voilà pourquoi elles étaient si courtes ! Ce n’était pas se faute. Elle étouffait à prétendre être quelqu’un dans la vie de quelqu’un d’autre. Et c’est là ou ça clochait. Elle avait enfin compris qu’il fallait qu’elle prenne le temps de se connaitre. Elle ne manquait pas de conviction et d’ambition. Elle voulait qu’on prenne soin d’elle. Elle voulait avoir une vie confortable avec un homme qui pourrait tout lui offrir. Mais pour pouvoir s’installer et rester plus longtemps dans ce nid douillet avec cet homme et son joli compte en banque… elle se devait de connaitre et accepter ses limites. Elle ne savait plus bien quand elle mentait et quand elle était elle. Tout cela était devenue bien flou avec les années.
Aprés Ben, sa dernière relation,
elle avait compris que cette étape essentielle lui manquait pour avancer enfin dans la vie qu’elle voulait. Elle profitait du temps avec elle, en se disant qu’avec le confinement, cela irait meme encore plus vite que prévu.

Recent Tweets