Tellement de moments ai-je passé à te dire non,
Que je ne sais plus revenir vers toi en ce moment.
Te prendre dans mes bras, sans avoir peur qu’à nouveau je me blesse.
Me fondre dans les tiens, sans craindre que le temps présent ne disparaisse.

Oh que tu me manques alors que, devant toi, je me tiens si souvent.
A tes côtés, je prends des gants dont je n’arrive à me délester.
Ils me tiennent au chaud, ils sont comme une seconde peau.
Mon coeur lui, est en froid. De mes raisons, il se moque bien.

Je sais les craintes des enfants qui ne veulent grandir.
Ils ne conçoivent d’être parents au risque d’aimer de trop.
Leur coeur est deja si lourd ; la peur gèle leurs amours.
Se retrouver sans toi, sans vous, un jour à leurs tours.

Chaque fois que je te vois, je t’aime et je me tiens :
Droite et loin, frêle et fière, contrôlant l’effroi de te perdre.
Je profite de nos câlins qui vont bientôt disparaître.
Je te respire dans cette vie. Seras-tu là dans les autres ?

J’apprends chaque jour à defier le temps, à confier ma vie à la vie.
La peur inévitable de te perdre n’a nul besoin d’être pressentie.
Le bonheur est là. Et aujourd’hui, je laisse mon coeur seul guide,
De tout mon être. T’aimer et enfin m’envoler.